samedi 4 novembre 2017

La reine des délices - Sarah Addison Allen



La reine des délices, Sarah Addison Allen

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 307

Résumé : À la mort de son père, Josey décide qu'elle doit cesser ses caprices de petite fille et fait la promesse de se dévouer corps et âme à sa mère. Vingt ans plus tard, éteinte d'avoir été trop couvée, elle soigne sa solitude dans le placard de sa chambre, ou elle cache des monceaux de sucreries. Et le jour où Della Lee Baker, battue par son compagnon, vient se réfugier dans cette même penderie, la vie de Josey bascule. Titillée par son aînée, elle s'ouvre enfin au monde et rattrape le temps perdu d'une jeunesse bridée. À 27 ans, elle commence enfin à vivre...


- Un petit extrait -

« – Vous êtes une lectrice, alors ?
Elle s’arrêta en lui tournant le dos, caressa le dos d’une rangée de livres.
– J’ai … une relation particulière avec les livres.
– Ils peuvent être possessifs, hein ? Vous marchez dans une librairie, et soudain l’un deux vous saute au visage, comme s’il avait bougé de lui-même, rien que pour attirer votre attention. Parfois, ce qui se trouve à l’intérieur change votre vie, mais parfois il n’y a même pas besoin de le lire. Sa simple présence peut être réconfortante… »

- Mon avis sur le livre -

On m’a parfois demandé ce qui m’attirait dans les challenges littéraires comme la Coupe des 4 maisons. La réponse tient en deux raisons : non seulement ces challenges me motivent à lire même lorsque le moral est au plus bas ou que je ne suis pas en forme, car l’appât des points marche assez bien chez moi, mais en plus ils me permettent de sortir de ma pile à lire des livres qui y auraient trainés bien des mois encore sans eux. C’est par exemple le cas de La reine des délices, gagné lors d’un concours, dont le résumé m’attirait mais dont le format poche me rebutait (mes yeux capricieux n’aiment pas spécialement les livres de poche), qui attendait déjà depuis bien longtemps sur son étagère et qui aurait pu attendre encore bien longtemps sans l’apparition de l’item éphémère « lire un livre à la couverture sucrée » … Au final, je suis bien ravie de lui avoir laissé sa chance !

A Bald Slope, lorsqu’il est question de Josey Cirrini, c’est toujours pour évoquer ses caprices enfantins, ses nombreuses bêtises et son indiscipline légendaire. Pourtant, maintenant âgée de 27 ans, Josey n’a plus rien de cette enfant insupportable qui s’acharnait sur la vaisselle en porcelaine de sa pauvre mère : désormais dévouée toute entière à la femme qui lui a donné la vie, Josey s’enferme dans ce quotidien solitaire de dame de compagnie. Comme remède à cette vie monotone, Josey s’est aménagé dans son armoire un véritable garde-manger garni de sucreries et autres douceurs. Mais son existence connait un chamboulement incroyable le jour où, venant chercher de quoi grignoter, Josey découvre dans sa penderie Della Lee Baker, serveuse délurée qui fuit les coups de son compagnon. Bien obligée d’accepter cette cohabitation si elle ne veut pas voir son secret dévoilé au grand jour, Josey va progressivement se laisser influencer par Della Lee … et commencer à vivre pour elle-même et non plus seulement pour cette mère qui ne sait qu’énoncer des reproches et jamais le moindre remerciement pour son dévouement.

Ce roman porte très bien son titre : j’ai littéralement dévoré ce véritable délice littéraire en une petite journée à peine tellement j’étais plongée dedans. Il s’agit d’un livre vraiment très particulier : s’il semble au premier abord très prévisible et affreusement banal, la vérité est toute autre ! A travers cette histoire, nous suivons les destins entremêlés de trois femmes bien différentes les unes les autres, que rien ne prédestinait à se rencontrer. Josey, mal à l’aise dans les relations sociales, Della Lee, excentrique à souhait et Chloé, effrayée à l’idée que quelqu’un découvre un jour son secret, forment un trio de personnages attachants à souhait. Elles n’ont rien d’extraordinaires, elles ne ressemblent pas à des héroïnes de roman, et c’est justement pour cela qu’on les aime : elles sont tellement proches de nous, tellement humaines, tellement fragiles … Mais surtout, elles ont en elles ce petit quelque chose qui change tout : elles respirent la bonté, la gentillesse et la bienveillance. J’ai beaucoup apprécié les personnages secondaires également : Adam me fait tout simplement craquer, j’ai envie d’aller consoler le pauvre Jake empêtré dans les conséquences de son honnêteté, et j’ai été attendrie par la si étrange Helena, si attentionnée à sa manière (un peu déroutante) que cela compense bien sa bizarrerie parfois légèrement inquiétante …

Outre les personnages, qui ont su trouver leur place dans mon petit cœur de guimauve, j’ai énormément apprécié l’histoire de ce roman : il est questions de secrets familiaux bien enfouis, de couples malmenés par la faute avouée (mais toujours pas pardonnée, même à moitié) d’un des deux partenaires, de violence conjugale … Ces éléments de l’intrigue ont un arrière-gout de bonbons piquants, que l’on aime déguster en dépit de cette amertume : ils offrent à ce roman, assez court, une bonne dose de tension dramatique sans qui l’intrigue ne pourrait captiver le lecteur. Mais à côté de cela, il y a également l’histoire d’amour entre Josey et Adam, le facteur. Une romance toute douce, faite de bonhommes de neige et d’écharpes bien chaudes, qui réconforte aussi efficacement qu’une bonne tasse de chocolat chaud accompagnée de biscuits bien tendres et sucrés. Sans oublier, bien sûr, cette petite dose de magie insoupçonnée qui rappelle Noël, les senteurs de cannelle et de clémentine. Des petites touches magiques si discrètes que l’on se demande si elles sont vraiment là …

En bref, La reine des délices est un roman dont je sors apaisée et rassérénée : l’auteur signe ici une histoire pleine de douceur et de tendresse, une histoire qui se lit très facilement sans pour autant être creuse ou incohérente, une histoire qui berce le lecteur sans jamais l’endormir. Des petites touches de fantaisie font vivre cette intrigue toute simple : des livres qui apparaissent mystérieusement pour aider leur propriétaire à aller mieux, des promesses faites qui ne peuvent être brisées … tout juste ce qu’il fallait pour faire sortir ce roman du lot ! La plume de l’auteur est très fluide, toute en simplicité, brisée de temps en temps par une jolie métaphore sucrée qui donne envie d’aller se faire infuser une petite tisane au miel. Si je n’avais qu’un conseil à vous donner, ce ne serait pas de lire ce roman (je pense que vous l’aurez déjà compris), mais celui de le lire en plein hiver, emmitouflé dans une couverture bien douce en regardant les flocons de neige tomber par la fenêtre … Vous verrez, vous serez bien.

Ce livre a été lu dans le cadre de la Coupe des 4 maisons
(plus d’explications sur cet article)

mercredi 1 novembre 2017

Coeur de menhir - Adrien Hortemel



Cœur de menhir, Adrien Hortemel

Editeur : Donjon
Nombre de pages : 266
Résumé : Une paix fragile règne entre les différents peuples de la forêt de Déremkas. Les habitants sont menacés par une prophétie oubliée qui annonce le retour des ténèbres. Parmi eux, Dairen, un jeune homme ordinaire, va se retrouver au milieu d’une lutte de pouvoir. Les rencontres seront nombreuses, mais ces personnes vont-elles l'aider à se frayer un chemin dans un monde cruel où les légendes sont devenues réalité ?

https://www.coeur-de-menhir.fr/

Un grand merci à Adrien Hortemel pour l’envoi de ce volume (et la petite dédicace) et à la plateforme SimPlement pour avoir rendu ce partenariat possible.

- Un petit extrait -

« – J’ai une question qui me brûle les lèvres, si tu veux bien ?
– Vas-y, je t’écoute.
– Comment une femme arrive-t-elle à s’imposer auprès des hommes ?
– C’est-à-dire ?
– Je t’ai vu lorsque nous étions dehors mais également ici. Ton comportement force les hommes à te montrer du respect. Pourquoi ?
– Ce n’est pas du respect mais de la crainte. Si tu leur montres que tu es aussi dangereuse qu’eux, en général, ils ne font qu’aboyer.
– Et si ce n’est pas le cas ?
– Il faut espérer que tu saches manier efficacement ton arme.  »

- Mon avis sur le livre -

Commençons par le commencement : j’ai découvert ce livre sur Simplement.pro, un site de mise en relation entre auteurs et chroniqueurs, et j’ai été immédiatement conquise par … sa couverture. Tout simplement. J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de cette illustration, quelque chose d’à la fois magique et mystérieux, sombre et lumineux. C’est ensuite le titre qui a attiré mon attention : j’ai toujours été intriguée par les menhirs, leur signification, leur conception … Ajoutez à cela un résumé particulièrement prometteur, qui évoque une prophétie oubliée, la montée des ténèbres sur le monde, un jeune héros un peu perdu au milieu de tous ces chamboulements … et vous aurez la formule magique pour me donner irrésistiblement envie de postuler pour ce service de presse ! J’avais d’autres obligations et ne pouvais donc pas le lire dès son arrivée dans la boite aux lettres, mais autant dire qu’une fois mes autres engagements tenus, je me suis jetée dessus … pour le dévorer en une petite après-midi !

Aux yeux des habitants de Kerstrud, l’Arbre Cité, Dairen restera toujours un étranger, et quels que soient les efforts qu’il fera pour s’intégrer et participer à la vie de la communauté, il sera toujours considéré comme le profiteur qui vient leur ôter impunément le pain de la bouche. A la fin de son apprentissage, le jeune garçon est envoyé dans la garde … Mais tandis qu’il effectue sa toute première mission de surveillance nocturne en compagnie de son responsable, Raudan, la ville se fait attaquer par d’étranges et immatériels morts vivants. Dairen est aidé par une mystérieuse lumière bleue émanant de sa main, qui semble décupler sa force et le protéger des coups. A l’issue du combat, un des habitants est mort et les assaillants se sont volatilisés … les deux jeunes soldats sont aussitôt accusés de ce meurtre. Ils parviennent à fuir grâce à la complicité de deux anciens camarades de Dairen, Alyssa et Tosla. Pour eux commence alors une véritable quête pour comprendre d’où peut bien venir cette fameuse lueur bleue sur laquelle Dairen n’a aucun contrôle …

L’idée de départ avait donc un grand potentiel : des personnages atypiques et attachants (un gros coup de cœur pour le taciturne Dairen, la sarcastique Alyssa et la mystérieuse Sigrid), de la magie, des luttes de pouvoir, des complots politiques, un système sociétal apparemment idéal mais proche de la tyrannie (de la fantasy dystopique, quelle merveille !) … que d’éléments encourageants ! J’ai particulièrement apprécié la richesse de cet univers : un Arbre Cité au sein duquel les tâches sont réparties selon les aptitudes de chacun et régi par un Conseil apparemment démocratique, des légendes et des créatures fantastiques tout droit sorties des folklores celtiques … Quant à l’intrigue, elle était également particulièrement prometteuse : un jeune homme solitaire qui se heurte à l’hostilité des habitants de cette ville où il est venu se réfugier, qui se découvre des pouvoirs magiques étranges, qui se voit obligé de fuir pour rester en vie tandis qu’une conspiration se met en place … On sent que l’auteur a de l’imagination à revendre et qu’il avait à cœur de proposer un ouvrage palpitant à son lectorat !

Et finalement, le problème vient peut-être de là : à vouloir intégrer tant d’éléments à son histoire, le risque est grand de perdre le lecteur. Et c’est précisément ce qui m’est arrivé : trop d’informations à assimiler, trop d’actions trop rapidement survolées, trop de dialogues et de longues tirades à suivre … je me suis noyée. Plus d’une fois, je me suis demandée comment on en était arrivé là, comme si j’avais loupé un épisode : il se passe énormément de choses en très peu de temps, et j’avais à peine le temps de comprendre ce premier bouleversement qu’un nouveau changement s’imposait à moi. Peut-être aurait-il fallu poser un peu plus les choses, s’attarder un peu plus sur certaines scènes cruciales, offrir un peu plus d’explications au lecteur … Je pense particulièrement aux dialogues : certains sont très longs, et il aurait été bon de rappeler plus régulièrement qui était en train de parler. Certaines tirades étaient également bien trop longues pour être naturelles. Quant à l’intrigue, si elle est très riche, elle est parfois un peu décousue : j’ai finalement eu du mal à lier le complot politique en train de se jouer dans l’Arbre Cité et la quête de notre personnage principal … C’est un peu comme s’il y avait deux histoires complétement dissociées au sein du même roman, et c’est un petit peu déconcertant : je ne sais pas trop comment les enjeux de ces deux intrigues peuvent être liés … Peut-être que cela sera plus clair dans le second tome !

Car tout n’est pas mauvais dans ce roman, bien au contraire. Comme je l’ai déjà dit, les personnages sont particulièrement intéressants, même s’ils auraient eu aussi mérités d’être un peu plus approfondis. Dairen est un jeune homme que j’apprécie énormément, car il me fait penser un peu à moi : il aime observer la nature et les gens, être dans sa petite bulle, il ne sait pas vraiment comment se lier avec les autres et n’a aucune idée de ce qu’on attend de lui. Il est bien différent des autres héros de romans fantasy, et cela est tout à son honneur. Mais sa personnalité, comme celle de ses compagnons, manque un peu de profondeur : il y a énormément de personnages, et pour que le lecteur ne soit pas perdu, il faut vraiment que chacun ait sa propre identité, son élément distinctif. L’histoire est captivante : même si je ne saisissais pas toujours très bien, j’avais envie de savoir ce qui allait se passer par la suite, alors je tournais les pages, j’enchainais les chapitres … On se laisse entrainer par ce rythme effréné qui n’offre aucune pause. A mes yeux, la fin est indéniablement la meilleure partie de tout le récit : il y a enfin un véritable enjeu ! Cette fin, elle donne envie de lire la suite, elle donne envie de savoir si les choses vont s’arranger, si nos héros vont parvenir à mener à bien leur mission. Car ils ont désormais une mission, une vraie, une tangible ! Finalement, c’est comme si tout ce qui se passait avant n’était qu’une préquelle, qu’un prologue, à la véritable histoire qui commence dans ces tous derniers chapitres. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette fin, à défaut de l’avoir pour l’intégralité du récit !

En bref, vous l’aurez compris, une lecture en demi-teinte qui se termine bien ! De très bonnes idées pas assez exploitées, c’est ce que je retiendrais de ce premier tome, qui ressemble finalement plus à une introduction qu’autre chose. C’est typiquement le genre de roman qui aurait mérité à être deux fois plus gros, afin que tous les éléments ici survolés soient mis en valeur … Si je n’avais qu’un conseil à donner à l’auteur pour la rédaction de son tome 2 (que j’attends avec impatience !), c’est celui-ci : allez au bout de vos idées, car elles sont bonnes. Lorsqu’un raisin est bien mur, on le presse autant que possible pour en extraire tout le jus. Dans l’écriture, c’est la même chose : il faut exploiter au maximum ces ressources que sont les idées. Vos idées ont du potentiel, alors ayez confiance en elles … et en vous ! Vous avez une belle plume (quelques coquilles ont échappées à la relecture, mais ce n’est pas grave), alors faites en profiter vos lecteurs : n’hésitez pas à leur offrir plus de descriptions, plus d’explications, cela ne les ennuiera pas du tout, au contraire, le lecteur a besoin d’être pris par la main par le narrateur pour entrer pleinement dans l’univers de l’auteur. Merci pour ce livre, merci pour ce partenariat, j’espère vivement que le second tome verra le jour et que j’aurai la chance de pouvoir le découvrir comme j’ai eu la chance de lire ce premier volume !

Ce livre a été lu dans le cadre de la Coupe des 4 maisons
(plus d’explications sur cet article)

Bilan du mois d'octobre 2017



- Bilan du mois d’octobre 2017 -

Contrairement à septembre où tout allait bien, octobre n’a pas été très réjouissant. Cela fait plusieurs semaines que je suis malade : j’ai tellement mal à la tête et je suis tellement fatiguée que je n’ai même pas le courage de lire ! Cependant, bonne nouvelle sur le plan de l’écriture : après quelques années de maturation lente et discrète, voici que mon projet Souffler sur les braises commencent à prendre forme dans ma tête … pas encore de rédaction à l’horizon, mais une préparation qui bat son plein !

- Les livres lus -

Durant le mois d’octobre, j’ai lu 12 livres :
- Les âmes croisées (Pierre Bottero)
- Phitanie, tome 1 : L’autre monde (Tiphaine Croville)
- La peur de l’eau (Dominique Mwankumi)
- Dalla-dalla (Satomi Ichikawa)
- Là où tombent les anges (Charlotte Bousquet)
- Ma vie de Basha-Posh (Nadia Hashimi)
- Marathon Men (Flo Renard)
- La reine des délices (Sarah Addison Allen)
- Wagenia, les pécheurs intrépides du Congo (Dominique Mwankumi)
- Aussi loin que possible (Eric Pessan)
- Grand Galop, tome 1 : Les trois font la paire (Bonnie Bryant)
- Grand Galop, tome 2 : Il faut sauver le club (Bonnie Bryant)

Soit :
- 9 lectures personnelles
- 3 services de presse
- 9 romans (dont 6 tomes uniques, 2 premiers tomes de séries et 1 suite de série)
- 3 albums

Pour un total de 2452 pages !


- Les achats et réceptions -
  
Durant le mois d’octobre sont entrés sur les étagères 7 livres :
- L’Epreuve, tome 0.1 : La Braise (James Dashner)
- Cœur de menhir (Adrien Hortemel)
- Tortues à l’infini (John Green)
- Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, version illustrée (J. K. Rowling et Jim Kay)
- Phitanie, tome 2 : Les quatre royaumes (Tiphaine Croville)
- New Earth Project (David Moitet)
- Sauveur et fils, tome 1 (Marie-Aude Murail)

Soit :
- 2 services de presse
- 2 cadeaux d’anniversaire
- 1 achat en neuf
- 1 lot de concours
- 1 réception de l’abonnement Ecole des Max

- Sur le blog -

Durant le mois d’octobre, 10 chroniques ont été postées sur le blog :
J’ai également posté le bilan du mois de septembre ainsi qu’un Tag PKJ sur la rentrée.

Vous avez été 330 à visiter le blog et vous avez lu 950 pages.

- La pile à lire pour novembre -

En novembre, je compte lire :
- Cœur de menhir (Adrien Hortemel)
- Phitanie, tome 2 : Les quatre royaumes (Tiphaine Croville)
- Le secret des glaces (Philip Carter)
- La malédiction d'Old Haven (Fabrice Colin)
- Au bout du rêve (Sarah Dessen)
- Sans un cri (Siobhan Dowd)
- Le silence de Mélodie (Sharon M. Draper)

A cela s’ajouteront sans doute quelques albums et surement d’autres romans.