dimanche 7 juin 2020

Top 5 : Ces livres qui ont été mal adaptés


- Top 5 : Ces livres qui ont été mal adaptés -

C’est le retour des tops ! Et cela grâce à Mange-Nuages qui a mis en place un petit challenge/jeu que je vous invite à retrouver sur Livraddict ! Un thème par semaine, rien de plus simple, d’autant plus que j’ai décidé de faire ceci sous forme de mini-article pour ne pas me surcharger … C’est l’heure de répondre au thème de la semaine :

Ces livres qui ont été mal adaptés

Que ce soit au cinéma ou en séries télé, ces livres ne méritaient pas un tel traitement. Raccourcis maladroits, personnages malmenés ou carrément effacés du scénario... Cette semaine, laissez libre cours à votre rage et parlez-nous de ces livres qui méritaient mieux que leur adaptation moisie.

Et voici donc mon petit top 5 :

Eragon de Christopher Paolini
Un véritable massacre. Je ne parviens pas à comprendre comment ils ont pu défigurer à ce point cette histoire si palpitante et haletante que je relis toujours avec la même passion en film aussi plat et sans saveur. Les personnages que sont que l’ombre d’eux-mêmes (pauvres Brom et Arya, tout particulièrement), l’histoire est expurgée de tout ce qui fait son essence … Bref, seule Saphira « trouve grâce » à mes yeux car elle est assez jolie.

Quatre fille et un jean de Ann Brashares
Pour tout avouer, si je n’avais pas noté dans mon bullet journal que j’ai regardé le film … je ne m’en souviendrais même pas. Car autant les livres sont gravés à jamais dans ma mémoire et mon cœur, autant le film ne m’a pas laissé le moindre souvenir : ça ressemblait à tout, sauf une adaptation. Une pâle copie reprenant vaguement l’idée, tout au plus. Ça se regardait, mais vraiment sans plus : c’était fade.

Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian
Comment Sophie a-t-elle pu cautionner cette horreur ?! Cette espèce de dessin animé n’est qu’un simulacre d’adaptations : on reprend juste les personnages, et on les insère dans une histoire qui n’a absolument aucun lien avec la saga, mais quelle monstruosité ! En plus, les dessins étaient si moches, mais franchement, je pleurais devant chaque épisode ! J’espère que la prochaine série animée qu’elle nous prépare sera mieux …

Harry Potter de J.K. Rowling
Globalement, les adaptations ne sont pas mauvaises … Mais je ressors toujours un peu frustrée de chacun de mes visionnages : il y a tellement d’éléments qui sont passés à la trappe alors qu’ils ont un rôle essentiel dans les livres ! J’ai presque le sentiment que les films ne sont qu’une « introduction » à l’univers, et c’est un peu dommage, car finalement, ça ne reflète pas du tout à quel point les livres sont excellents !

Hunger Games de Suzanne Collins
C’est comme Harry Potter : globalement, l’adaptation est potable, mais je trouve qu’il lui manque quand même un petit quelque chose pour véritablement s’accorder avec la saga dont elle est tirée. En fait, j’apprécie les films, mais j’ai du mal à les considérer vraiment comme des adaptations, car je ne ressens vraiment pas les mêmes émotions au visionnage qu’à la lecture … Efforts satisfaisants, mais peut mieux faire !

Quelques « bonus » en vrac :
- Divergente de Veronica Roth (idem, pas trop mauvais dans l’ensemble, mais pas vraiment fidèle ... inspiration plus qu’adaptation !)
- Everything everything de Nicola Yoon (plutôt sympathique, mais manque un peu d’émotions comparé au livre)
- Le monde de Narnia de C.S. Lewis (les films font passé de bons moments en famille, mais clairement, ça vaut pas les livres - même si j’ai pas encore lu toute la saga)

samedi 6 juin 2020

La porte des temps imaginaires - Mido


La porte des temps imaginaires, Mido

Editeur : Ex Aequo
Nombre de pages : 111
Résumé : C’est mercredi et Lilou accompagne sa grand-mère au Parc. Mais cet après-midi-là, sa vie va doucement glisser dans une étrange quête, lorsque par mégarde une jeune tourterelle heurte un lampadaire et se blesse. Avec Max, elle décide de rendre visite à l’oiseleur. Et c’est en poussant une vieille porte que tout bascule : qui est Anyupa ? Max et Lilou sauront- ils déjouer les projets du serpent Arc-en-ciel ?

Un grand merci  aux éditions Ex Aequo pour l’envoi de ce volume et à la plateforme SimPlement pour avoir rendu ce partenariat possible.

- Un petit extrait -
« Je voudrais te dire que nous sommes désolés de ce qui arrive … Les hommes ont vécu sans prendre conscience de la beauté de ta création, sans se soucier de la Terre dont ils devraient être les gardiens. Nous trouvons une solution pour vivre en harmonie … nous cherchons. Donne-nous du temps Ngalyod. Je suis une enfant, j’irai parler aux autres enfants. Il ne faut pas détruire ce monde si beau. »
- Mon avis sur le livre -

Très tôt, tous les adultes (voisins, instituteurs, psychologues …) ont commencé à m’appeler « la petite aux livres », parce que j’étais la plus petite de ma classe et que j’avais toujours un livre avec moi. Partout et tout le temps. Dans la cour de récréation, dans les couloirs pendant qu’on se rendait en classe, pendant les cours, dans la file de la cantine, durant le repas … Même pendant les alarmes incendies ! Vu que j’avais toujours un livre posé sur les genoux, je l’embarquais sans m’en rendre compte quand on allait s’agglutiner dans la cour, et je me plongeais dans ma lecture alors que tout le monde était en train de s’exciter en se demandant si c’était un exercice ou une vraie alerte. Je ne peux pas passer une journée sans lire. C’est pourquoi, tandis que je cherchais un petit livre pour terminer en beauté le mois de mai (je n’aime pas avoir une lecture en cours quand débute un nouveau mois), je me suis tournée vers la nouveauté de la collection Saute-Mouton : bref, certes, mais toujours aussi passionnant !

Lilou a beau être grande, désormais, elle aime passer ses mercredi après-midi en compagnie de sa grand-mère … D’autant plus que quand elles vont en parc, elle peut y retrouver son meilleur ami Max ! Ensembles, ils nourrissent les oiseaux et vont chiner quelques ouvrages dans la boite à livres installés au cœur du parc. Mais ce jour-ci, rien ne se passe comme prévu : une pauvre petite tourterelle se blesse en fonçant dans un lampadaire, et un oiseau pinceur s’est réfugié dans la boite à livres et attaque Lilou quand celle-ci tente de le faire sortir ! Les deux adolescents décident de se rendre chez l’oiseleur pour lui confier la tourterelle blessée. Ils font alors la connaissance d’Anyupa, une petite fille pas comme les autres qui leur apprend que le temps presse : l’oiseau qui a blessé Lilou est un esprit créateur au cœur rongé par la colère contre les hommes. Il faut le retrouver et mettre fin à son désir de vengeance ! Les trois amis se préparent donc pour un dangereux voyage au cœur des contes …

S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les ouvrages de la collection Saute-Mouton, c’est qu’ils ne prennent pas les enfants pour des idiots ! Bien au contraire. Ici, Mido nous invite à faire la connaissance de Lilou, une jeune collégienne bien au fait des réalités de ce monde : Lilou déplore l’état de notre monde, un monde « de violence, de famine et de pauvreté ». Elle s’inquiète, aussi : « Elle sera comment ma planète quand je serai plus grande ? ». Lilou a pleinement conscience que l’homme a fait bien du mal à la Terre, et que l’avenir ne s’annonce pas sous de bons auspices. Toutefois, comparé à bien des enfants qui y voient une sorte de « fatalité » et se laisse envahir par une sorte de découragement, de lassitude, de détachement mêlé de désenchantement, Lilou veut croire en l’humanité. Elle veut croire qu’ensembles, les hommes seront capables de trouver des solutions pour préserver cette belle planète qui nous a été confiée, pour réparer les torts des générations passées et éviter de réitérer les mêmes erreurs dans le futur. J’ai beaucoup aimé l’optimisme de Lilou, sa motivation à œuvre pour un monde meilleur : on a besoin d’enfants comme elle, d’enfants prêts à défendre leur avenir. 

Et surtout, on a besoin de rêves. « Les rêves sont toujours plus forts », nous dit-elle. On vit dans un monde où l’imaginaire est regardé avec mépris : le plus important, croit-on, c’est le matériel, le tangible, la rationalité et la réalité. On oublie bien trop souvent que ce sont nos rêves qui nous donnent l’espoir, nos rêves qui nous donnent la force. Quand un enfant est trop rêveur, trop imaginatif, on tente à tout prix de brider ses rêves, de brider son imagination : « cesse-donc de rêvasser ! » lui répète-t-on. Mais dans ce roman, si Lilou, Max et leur nouvelle amie Anyupa parviennent à sauver le monde de la colère du serpent Arc-en-ciel, ce n’est pas en faisant des tas de calculs savants, mais bien en se laissant guider par leur imagination. Parce que les jeux d’enfants sont incroyablement chargés en magie, et que cette magie peut changer le monde si on les laisse s’épanouir. Et croyez-moi, une fois qu’on a tourné la dernière page de ce petit récit, on n’a plus qu’une seule envie : retrouver notre âme et notre cœur d’enfant. Car on se rend bien compte qu’avec un regard d’enfant, tout semble à nouveau possible, et tout peut donc le devenir. Car parfois, souvent, les choses sont insurmontables uniquement parce qu’on s’en est « raisonnablement » convaincu …

En bref, vous l’aurez bien compris, j’ai été conquise par ce petit roman qui m’a fait passer un très agréable moment de lecture : c’est une véritable petite bulle de douceur que nous propose l’autrice avec ce petit récit … Mais aussi de biens jolis messages destinés aux jeunes lecteurs et lectrices : nous sommes les gardiens de notre Terre, nous devons veiller sur elle au lieu de la détruire. Et surtout, nous devons croire en nos rêves, ne jamais laisser personne les étouffer, car ce sont eux qui changent le monde. Il y a aussi la force de l’imagination et de l’amitié, le plaisir d’aider les autres et de répandre le sourire autour de soi. Bien sûr, pour le lectorat adulte, l’histoire semblera bien banale et bien brève … Mais pour les plus jeunes, il ne fait aucun doute que ce sera un pur moment de plaisir : il y a du mystère, il y a du suspense, il y a de l’émotion et de l’action … Enfin, l’autrice propose aux enfants de découvrir les légendes et l’histoire du peuple aborigène Australien : entre la beauté de leurs mythes et leur histoire méconnue, le jeune lecteur apprendra bien des choses sans s’en rendre compte. A faire lire d’urgence à tous les enfants autour de vous !

lundi 1 juin 2020

Le bilan du mois de mai 2020


- Bilan du mois de mai 2020 -

Encore un mois plutôt positif pour ma PAL : il faut dire que j’ai plutôt peur de me rendre en librairie, du coup, à part les services presse, je n’ai pas beaucoup d’entrées dans mes bibliothèques ! Au contraire, malgré une petite baisse de régime en cours de mois, j’ai pas mal lu … Par contre, et c’est une tendance qui se profile depuis plusieurs mois maintenant, les statistiques du blog sont en chute libre, et c’est un peu démoralisant : j’y consacre beaucoup de temps et d’énergie, et je ne sais plus si ça en vaut la peine à force …

- Les livres lus -

Durant le mois de mai, j’ai lu 10 livres :
- Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 4 : La Tour-sans-Entrée (Azaël Jhelil)
- Quelqu'un comme toi (Sarah Dessen)
- Flocons d'amour (John Green, Lauren Myracle et Maureen Johnson)
- Esther (Sharon E. McKay)
- La 5e vague, tome 1 (Rick Yancey)
- Carnet de l’apprenti écrivain (Susie Morgenstern et Theresa Bronn)
- La 5e vague, tome 2 : La mer infinie (Rick Yancey)
- La 5e vague, tome 3 : La dernière étoile (Rick Yancey)
- Le cœur des louves (Stéphane Servant)
- La porte des temps imaginaires (Mido)

Soit :
- 8 lectures personnelles
- 2 services de presse
- 9 romans (dont 5 tomes uniques, 1 premier tome et 3 suites de séries)
- 1 manuel d’écriture

Pour un total de 3815 pages !

- Les achats et réceptions -

Durant le mois de mai sont entrés sur les étagères 2 livres :
- La porte des temps imaginaires (Mido)
- Outpshere, tome 2 : Le réveil (Guy-Roger Duvert)

Soit :
- 2 services de presse

- Sur le blog -

Durant le mois de mai :

9 chroniques ont été postées sur le blog :

5 tops 5 ont été postés sur le blog :

J’ai également posté le bilan du mois d’avril ainsi que l’annonce de la pause estivale.

Vous avez été 175 à visiter le blog et vous avez lu 740 pages.

- La pile à lire pour juin -

En juin, je compte lire :
- Chroniques du monde émergé, tome 1 : Nihal de la terre du vent (Licia Troisi)
- Chroniques du monde émergé, tome 2 : La mission de Sennar (Licia Troisi)
- Chroniques du monde émergé, tome 3 : Le talisman du pouvoir (Licia Troisi)
- Outpshere, tome 1 (Guy-Roger Duvert)
- Outpshere, tome 2 : Le réveil (Guy-Roger Duvert)
- Les océans stellaires (Loïc Henry)