dimanche 23 février 2020

Top 5 : Ces livres à qui vous déclarez un amour sans bornes


- Top 5 : Ces livres à qui vous déclarez un amour sans bornes. -

C’est le retour des tops ! Et cela grâce à Mange-Nuages qui a mis en place un petit challenge/jeu que je vous invite à retrouver sur Livraddict ! Un thème par semaine, rien de plus simple, d’autant plus que j’ai décidé de faire ceci sous forme de mini-article pour ne pas me surcharger … C’est l’heure de répondre au thème de la semaine que voici

Ces livres à qui vous déclarez un amour sans bornes

Cette semaine, pour rester sur le thème de l'amour mais sans avoir à chercher du côté des couples, il est temps de déclarer votre amour à cinq livres qui éveillent en vous de tendres sentiments !

Et voici donc mon petit top 5 :

L’héritage des Darcer de Marie Caillet
Je dis souvent que retourner en Edrilion, c’est comme rentrer à la maison, et retrouver Mydria, Orest et leurs compagnons, c’est comme retrouver de bons amis longuement perdus de vue. Il y a une sorte de complicité qui s’instaure entre le narrateur et le lecteur, et c’est toujours un réel bonheur que de replonger dans cette histoire ! Je m’y sens bien au chaud, bien au doux, et je m’y sens bien, tout simplement !

Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian
Parce que c’est incontestablement la saga qui me remonte le plus le moral, même dans les moments les plus difficiles. Tara et ses amis sont toujours au rendez-vous pour me faire rire, et il n’y a rien de plus réconfortant que de retrouver l’univers fantasque d’AutreMonde ! Dès que j’ai le cafard, ou bien un grand coup de stress, je sais vers quelle saga me tourner : toujours fidèle au poste, toujours fidèle à elle-même, Tara est là !

La guerre des clans de Erin Hunter
Ce n’est une surprise pour personne : j’aime d’amour cette interminable saga ! Elle regroupe absolument tout ce que j’aime : de l’aventure, des complots, de la magie, des histoires d’amour, d’amitié, de trahison, des mystères … et surtout, des chats ! Et en plus, elle semble ne pas avoir de fin, ce qui fait qu’il y a toujours un nouveau tome à y découvrir, c’est un éternel ravissement, mon cœur n’est que joie en pensant à cette saga !

Les portes du secret de Maria V. Snyder
Je ne suis pas une grande amoureuse de romances (et encore moins de romances Harlequin) … mais clairement, je suis amoureuse de cette trilogie, car le cœur a ses raisons que la raison ignore. Je suis rapidement tombée sous le charme de cet univers, de ces personnages, de cette histoire, bref, de cette saga dans ses moindres aspects … Difficile à dire pourquoi, mais le fait est là : je l’aime terriblement, cette trilogie !

Les Eveilleurs de Pauline Alphen
Une saga que je relis nettement moins régulièrement que les précédentes … mais cela ne veut pas dire que je l’aime moins que les autres, bien au contraire. C’est juste que c’est une histoire qui vit avec tellement de force dans ma mémoire que je ressens moins le besoin de la relire … Elle m’accompagne avec discrétion et légèreté au quotidien, fidèle compagne qui met du baume au cœur en silence, car la magie se tapie entre les lignes …

samedi 22 février 2020

Le pitre de la classe - Louis Sachar


Le pitre de la classe, Louis Sachar

Editeur : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 300
Résumé : Barry Boone, dit Baboon, a douze ans, collectionne les chapeaux et adore inventer des blagues. Son rêve: devenir un comique renommé. Mais ses camarades le considèrent plutôt comme le bouffon de la classe. Ses incessants jeux de mots ne font rire qu'Angeline, sa meilleure amie, partie étudier dans une lointaine et prestigieuse école. Quand un concours de jeunes talents est lancé dans son école, Baboon s'inscrit, bien décidé à faire hurler de rire le public. Pour ne pas dévoiler son spectacle avant le grand soir, il arrête de faire le pitre et commence alors à se faire des amis. Troublé, il ne sait plus s'il doit monter sur scène...

- Un petit extrait -

« Barry prit plusieurs respirations profondes. C'était censé l'aider à se détendre, et pourtant il avait la tête qui tournait.
- Nous avons vu beaucoup de candidats, lança Miss Longajey, mais il reste encore un jeune talent. Je vous présente Barry W. Boone !
Barry fit pipi dans son pantalon. »

- Mon avis sur le livre -

C’est par un heureux hasard que je suis tombée sur ce roman : c’est en cherchant d’occasion Des poissons dans la tête, livre que j’avais emprunté des dizaines et dizaines de fois en bibliothèque et que je souhaitais acheter, que j’ai remarqué la couverture de celui-ci, étrangement similaire à celle de l’autre roman … J’ai donc lu le résumé, intriguée, et mon petit cœur a explosé de joie : un roman centré sur Barry, personnage secondaire mais capital des aventures d’Angeline, mais quelle merveilleuse nouvelle ! Ni une ni deux, ce titre a sauté dans mon panier, et quelques jours plus tard, il atterrissait dans ma boite aux lettres, avant de patienter bien gentiment plusieurs années sur les étagères (enfin, sur les piles de « livres sans étagère fixe » pour être exacte) … Car le problème est toujours le même : j’achète et reçois bien plus de livres que je ne peux en lire, et rares sont ceux qui sont lus rapidement après leur arrivée ! Il aura fallu un coup de blues, l’envie de relire Des poissons dans la tête et le besoin de découvrir cette « suite » pour sortir enfin ce petit roman de son antre !

Depuis qu’il est tout petit, Barry Bonne, dit Baboon, a une passion : raconter des blagues. Etre sérieux, très peu pour lui : à chaque minute de chaque journée, Barry ne pense qu’à sortir des vannes plus grosses que lui. Mais il doit bien se rendre à l’évidence : personne ne rit jamais à ses histoires drôles – sauf sa meilleure amie Angeline, avec qui il joue au croquet tous les week-ends, quand elle revient de son école pour petits génies. Pire encore, ses camarades de classe et ses professeurs le prennent pour un idiot fini : les premiers le raillent et le rejettent, les seconds l’exhortent à cesser ses bêtises et à se concentrer sur ses études. Comme s’il avait besoin d’étudier pour devenir comique professionnel ! Non, ce qu’il a vraiment besoin, c’est de participer et gagner au concours de jeunes talents organisé par le collège : après cela, ils seront tous obligés de reconnaitre qu’il a du talent ! Pour être certain de ne pas dévoiler son numéro avant le grand soir, Barry cesse de raconter des blagues à tout bout de champs … et jour après jour, le miracle survient : il se fait progressivement des amis. Et cela vient tout remettre en question.

Le petit garçon blagueur et joyeux que nous avons rencontré dans Des poissons dans la tête est entré au collège … mais grandir est une chose bien compliqué, et Barry peine à s’adapter à ce nouvel environnement. Et cela d’autant plus qu’il n’a pas d’amis pour l’aider et le soutenir : sa seule et unique amie, Angeline, a reçu une bourse pour entrer dans un prestigieux institut pour enfants surdoués, et même s’il est très fier d’elle, il se sent bien seul. Chaque jour, il doit faire face aux moqueries et autres injures de ses camarades, ainsi qu’aux réprimandes de ses professeurs et de ses parents. Mais Barry ne pleure jamais. Plus il souffre, plus il rit. Plus il a mal, plus il raconte de blagues. Et c’est un terrible cercle vicieux qui se met en place, car plus il raconte de blagues, plus les autres élèves le traitent de bouffon, de babouin … Autant vous dire que mon cœur s’est brisé en mille morceaux à chaque brimade que subissait ce pauvre Barry, ce si gentil petit Barry qui ne comprend pas pourquoi personne ne rit jamais à ses blagues. Alors il faut être honnête, elles ne sont pas réellement drôles … mais c’est effrayant de constater à quel point les enfants peuvent être cruels entre eux, de se rendre compte qu’ils cherchent le moindre prétexte pour humilier ceux qui ont le malheur d’être un peu différent.

C’est d’autant plus déchirant que Barry ne peut même pas compter sur le soutien de ses parents : non seulement ces derniers ne l’encouragent pas lorsqu’il leur annonce qu’il s’est inscrit au concours, mais en plus ils ne cessent de lui dire de ne pas y croire, de ne pas prendre ça au sérieux. Alors certes, on pourrait considérer qu’ils veulent le protéger en lui évitant une désillusion, mais briser systématiquement tous les rêves d’un enfant, je trouve tout de même ça un peu cruel aussi. Ne devraient-ils pas plutôt à chercher à comprendre pourquoi leur petit garçon se réfugie sans cesse dans ses livres de blagues, au lieu de le rabrouer sans cesse à chaque fois qu’il souhaite leur raconter une histoire drôle ? Ne voient-ils pas les larmes qui se cachent derrière les sourires, les doutes qui se cachent derrière ce masque d’assurance et d’insouciance ? On a parfois l’impression, et ce livre ne fait que le mettre en lumière, que les humains deviennent soudainement sourds et aveugles en devenant adultes : c’est tellement plus simple de crier aux caprices et à l’insolence face à un enfant blagueur et dissipé que de chercher à voir la souffrance soigneusement cachée … C’est tellement plus simple de lui dire que c’est de sa faute s’il n’a pas d’amis, que de combattre le harcèlement – que bien des adultes « approuvent » presque en utilisant ce genre d’arguments, faisant ainsi passer la victime pour le responsable de sa propre douleur ! Oui, c’est un récit bien plus sérieux et bouleversant qu’il n’en a l’air au premier abord, tout comme Barry est bien moins insouciant et joyeux qu’on ne le croit au premier regard.

Mais rassurez-vous, ce livre est loin d’être déprimant, bien au contraire ! C’est un livre qui, étonnamment, rayonne d’espérance et de joie. On le sent, malgré toutes les embûches, malgré toutes les épreuves, malgré les moments de doute et de découragement, notre adorable petit Barry va s’en sortir. Il va juste grandir un peu au passage. Au fil des chapitres, on le voit qui prend conscience de son isolement, des regards railleurs et hautains que les autres enfants portent sur lui, on le voit qui prend également conscience que ses blagues perpétuelles sont loin d’être aussi drôles qu’il ne le croyait, et que ce n’est pas en cherchant à tout prix à faire rire les autres qu’il sera apprécié d’eux. Il y a ce douloureux dilemme entre l’envie d’être accepté et le refus de rentrer dans le moule, de devenir quelqu’un qu’on n’est pas, uniquement pour être « comme les autres ». Il y a les maladresses de celui qui n’a pas encore compris les codes sociaux du collège, si différents de ceux de l’école primaire, les codes sociaux de l’adolescence, si différents de ceux de l’enfance. Oui, Barry grandit, murit, et cela passe par des moments difficiles. Mais c’est avec un grand sourire que nous tournons la dernière page, que nous disons au revoir à Barry qui se remet de toutes ses émotions, que nous l’applaudissons pour être allé au bout de ses rêves. C’est un livre rempli d’espoir.

En bref, vous l’aurez bien compris, c’est encore une très belle histoire que nous offre l’auteur. Bien que je l’ai légèrement moins apprécié que Des poissons dans la tête, surement parce qu’il aborde une question plus difficile, avec finesse mais sans détour, surement aussi parce qu’on perd ici la magie de l’enfance pour entrer dans les déconvenues de l’adolescence, j’ai tout de même pris un énorme plaisir à suivre Barry dans cette année scolaire riche en émotions. C’est un petit héros incroyablement attachant, on ne peut pas s’empêcher d’avoir de la peine pour lui, de vouloir le serrer dans nos bras pour le réconforter, de vouloir aussi le défendre contre ses camarades, de vouloir lui apporter notre soutien … C’est un livre au message éminemment positif malgré tout, un livre qui donne la banane, un livre dont on ressort un peu plus léger. Tout comme son prédécesseur, c’est un livre qui conviendra autant aux petits lecteurs et petites lectrices en herbe qu’aux grandes lectrices et grands lecteurs chevronnés : il se lit vite et bien, sans pour autant être simpliste. Il aborde avec brio des thématiques délicates, mais toujours avec délicatesse et poésie. Oui, vraiment, c’est un très beau petit livre que je suis très heureuse d’avoir découvert par hasard !

mercredi 19 février 2020

Des poissons dans la tête - Louis Sachar


Des poissons dans la tête, Louis Sachar

Editeur : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 254
Résumé : Angeline a huit ans, trois ans d'avance à l'école et des poissons plein la tête... Quand ses camarades la traitent de monstre ou de bébé, elle trouve refuge au milieu des immenses aquariums du Musée océanographique. À moins qu'elle ne se console avec un bon livre d'aventures et un grand verre d'eau salée... Angeline aimerait être une petite fille comme les autres. Or elle vit dans son monde, extravagant et fabuleux. Jusqu'au jour où elle sympathise avec Barry, le garçon le plus drôle qu'elle ait jamais rencontré. II lui présente la merveilleuse Miss Terbone. Deux amis d'un coup. Angeline n'aurait même pas osé en rêver !

- Un petit extrait -

« Plus personne n'essayait de comprendre pourquoi Angeline savait tout ce qu'elle savait avant de naître. Désormais, on se contentait de dire : « C'est un génie ! ». Et même si ça n'expliquait rien, chacun estimait que ça expliquait tout. Par exemple, Angeline savait toujours quel temps il ferait le lendemain. Alors si quelqu'un demandait : « Comment elle arrive à faire ça ? », on lui répondait : « C'est un génie », et apparemment, ça suffisait.
Ainsi, personne n'avait jamais essayé de comprendre pourquoi Angeline savait tout ce qu'elle savait avant de naître. »

- Mon avis sur le livre -

Déjà à l’école primaire, je passais mes récréations assise dans un coin, ou adossée contre un mur sous le préau, plongée dans un roman, tandis que mes camarades jouaient, couraient et hurlaient autour de moi. Certaines maitresses, plus perspicaces que d’autres, m’autorisaient même à rester dans la classe pour m’éviter les railleries et autres méchancetés enfantines, et je passais alors de merveilleux moments dans le coin lecture de la salle, à dévorer les uns après les autres tous les romans que contenaient la petite bibliothèque scolaire. Et cela a continué au collège, où j’hantais littéralement le CDI à chaque intercours et récréations. C’est là que j’ai croisé pour la toute première fois le chemin d’Angeline, la petite héroïne de ce roman au titre incroyablement poétique. Entre elle et moi, ça a été un coup de foudre amical immédiat : même si elle n’était que d’encre et de papier, et non de chair et d’os, j’ai eu le sentiment qu’Angeline était la seule personne au monde à pouvoir me comprendre. J’ai relu un nombre incalculable de fois ses aventures lorsque adolescente. Et aujourd’hui encore, j’aime la retrouver de temps en temps …

Angeline n’était encore qu’un bébé lorsqu’elle prononça son premier mot : octopode. A partir de ce moment-là, on décréta qu’Angeline était un génie : pour les adultes, cela explique tout. La vérité, c’est qu’il y a des choses que l’on sait avant de naitre : la plupart des enfants oublient tout à leur naissance, mais Angeline n’a rien oublié. Aujourd’hui, Angeline a huit ans, elle aime les poissons et l’eau salée, est en CM2 et suce encore son pouce, ce qui lui vaut d’être traité de monstre par ses camarades et de bébé par son horrible maitresse. Son plus grand rêve est de grimper dans le camion-poubelle que conduit son père, éboueur, qui ne sait pas comment communiquer avec son étrange et si intelligente petite fille. La vie d’Angeline est bien triste et monotone, jusqu’au jour où elle rencontre Barry, spécialiste des blagues, et son institutrice Miss Terbone – ou Mister Bone, au choix. Pour la toute première fois de sa vie, Angeline a le sentiment d’être acceptée comme elle est …

Rares sont les romans jeunesses à évoquer la question du haut potentiel intellectuel … et encore plus rares sont ceux qui parviennent à le faire avec autant de justesse et de tendresse. Comme beaucoup de « petits génies », Angeline est mal dans sa peau : elle a le sentiment de n’être nulle part à sa place. Si on la laisse avec son groupe d’âge, elle s’ennuie pendant les cours. Mais si on lui fait sauter des classes pour « exploiter son potentiel », elle souffre de la différence d’âge avec ses camarades. Car malgré ses connaissances « exceptionnelles », Angeline reste une petite fille de huit ans, solitaire et hypersensible, qui a besoin de sucer son pouce pour se rassurer et qui pleure sans pouvoir se contrôler à la moindre « contrariété ». Sa maitresse la déteste, ses camarades la rejettent : chaque journée d’école est une épreuve. J’ai toujours beaucoup de peine pour Angelina, d’autant plus que je comprends parfaitement son mal-être – bien que j’ai personnellement eu la « chance » de n’être diagnostiquée qu’à l’âge adulte, ce qui m’a évité la problématique du sautage de classes. Elle fait tout son possible pour être acceptée, pour se comporter « comme il faut », mais elle ne comprend pas les codes sociaux qui régissent la vie d’une classe de CM2, elle ne comprend pas cette haine à son égard, et se réfugie donc dans l’imaginaire et dans sa passion pour les poissons.

Mais ce roman n’est pas un roman sur le haut potentiel. Non. Ce roman, c’est avant tout autre chose une magnifique histoire d’amitié entre Angeline, cette petite fille rejetée à cause de son intelligence hors norme et de sa sensibilité extrême, et Barry, ce petit garçon rejeté à cause de ses blagues et autres jeux de mots, à cause de son extravagance. Entre eux deux, l’alchimie est immédiate : ils sont fait pour s’entendre. Ils se comprennent sans avoir besoin de parler, telles deux âmes sœurs en amitié. Barry rend les journées d’Angeline plus belles, et Angeline rend les journées de Barry plus jolies. C’est une belle histoire d’amitié comme on n’en trouve que dans les livres, une amitié pure et sincère placée sous le signe de l’évidence. Ils sont tellement adorables ces deux-là ! Ce roman, c’est aussi une magnifique histoire d’amour entre un père et sa fille. Abel ne sait pas comment agir avec Angeline : lui, simple éboueur, se sent bien trop bête pour être le père d’une fille si intelligente. Il l’aime, il l’aime plus que tout, mais ne sait pas comment lui montrer, ne sait pas comment lui parler. Son ami Gus essaye de lui expliquer qu’Angeline est une petite fille comme les autres, qu’elle aime qu’on lui raconte des histoires drôles et qu’on s’intéresse à sa vie, mais il faudra un effrayant événement pour que se brise enfin la glace. Je verse toujours toutes les larmes de mon corps à ce moment-là, et la scène finale est tout simplement merveilleuse !

En bref, vous l’aurez bien compris, je suis encore et toujours sous le charme de ce petit récit, et c’est toujours un régal que de me replonger dans ce petit roman ! C’est une histoire pleine de tendresse et de poésie, une histoire qui fait rire et pleurer. L’auteur nous invite à faire la connaissance d’une petite fille atypique et attachante, une petite fille qui a « des poissons dans la tête », symbole de ses rêves et de ses espoirs. Angeline est comme un poisson enfermé dans un bocal : elle tourne en rond dans un monde qui n’est pas le sien, elle est montrée du doigt comme une bête de foire, alors qu’elle aimerait n’être qu’une petite fille comme les autres. Avec beaucoup de douceur et d’humour, l’auteur nous raconte une histoire qui met du baume du cœur, une histoire qui redonne le sourire même quand tout nous semble si sombre, une histoire qui redonne de l’espoir et ravive nos rêveries. C’est un petit roman que je conseille sans restriction : aux petits lecteurs et petites lectrices en herbe, aux grands lecteurs et grandes lectrices qui veulent renouer avec leur âme d’enfants … et même à ceux qui n’aiment pas spécialement lire, car c’est vraiment une belle histoire qui ravira tous les cœurs et toutes les âmes !

dimanche 16 février 2020

Top 5 : Ces Couples qui vous agacent


- Top 5 : Ces Couples qui vous agacent -

C’est le retour des tops ! Et cela grâce à Mange-Nuages qui a mis en place un petit challenge/jeu que je vous invite à retrouver sur Livraddict ! Un thème par semaine, rien de plus simple, d’autant plus que j’ai décidé de faire ceci sous forme de mini-article pour ne pas me surcharger … C’est l’heure de répondre au thème de la semaine que voici :

Ces Couples qui vous agacent

L'auteurice avait sûrement prévu une belle histoire d'amour touchante mais tout ce que vous avez retenu, c'est deux personnages insupportables qui passent leur temps à vous détourner de l'histoire. Pas d'alchimie, erreur de casting, qualités absentes à l'appel, non, vraiment, vous ne comprenez pas pourquoi on a essayé si fort de faire coller ces personnages alors que c'est évident que ça ne marche pas. En tout cas pour vous. Après ces couples que vous avez aimé, parlez-nous de ces couples mal-assortis qui vous font rouler des yeux !

Et voici donc mon petit top 5 :

JudyAnn et Vincent dans Galénor, tome 1 : Le livre des portes (Audrey Verreault)
Parce que c’est à la fois gros comme le nez de la figure et parachuté comme un cheveu sur la soupe : plus d’une fois, j’ai eu envie de hurler « par pitié, mettez moi ce vampire au placard s’il est juste là pour la romance ! » … Il sert absolument à rien, la romance sert à rien dans ce livre, bref, ça m’agace au plus haut point !

Lihanna et Liam dans Orcam, tome 1 : Automne (Laura Muller)
Ca s’arrange un peu dans le second tome, et fort heureusement, mais dans le premier, j’avais juste envie de les envoyer tous les deux au bucher ! J’en pouvais plus de cet antagonisme mêlé d’attirance mutuelle, chargé d’une soi-disant « tension sexuelle », qui venait parasiter l’intrigue à tout bout de champ ! Entre la miss girouette qui passe ses journées à osciller entre « han mais il est trop beau » et « rah mais j’veux le tuer », et l’autre idiot qui en faisait de même de son côté, c’était franchement lourd !

Guillaume et Grace dans Dépourvu (Victoria Grondin)
Je pense que ce qui m’agace le plus dans ce « couple », c’est avant tout le contexte dans lequel il s’inscrit, et surtout, l’affreux message qu’il transmet. Grosso modo, la seule chose qui ressort de ce couple, c’est que 100% des personnes autistes sont des monstres sanguinaires sans cœur qui trahissent et dissèquent pères, mères et enfants juste par curiosité intellectuelle … Alors voilà, je hais profondément cette espèce de couple malsain intégré dans un livre censé « sensibiliser » les enfants à la question de l’autisme. Une honte !

Samuel et Rebecca dans Le secret des noix (Jacques-Victor Caramin)
Je m’attendais à une jolie histoire à la Roméo et Juliette, une histoire d’amitié d’enfance qui se transforme en jolie histoire d’amour contrariée par les antagonismes familiaux … et je me suis retrouvé avec deux ados en chaleur qui couchent toutes les trois pages. Autant vous dire qu’ils m’ont profondément déçue, ces deux nigauds. Je leur en veux atrocement, et je peux d’ores et déjà affirmer que c’est un roman que je balourderai sans le moindre état d’âme quand viendra l’heure du tri, car c’est clairement pas une histoire d’amour que je souhaite relire.

Jenny et Tom dans Un jeu interdit (L. J. Smith)
Sur le coup, je les trouve juste mal assorti. Il ne lui fait pas confiance, il est maladivement jaloux, ça m’agace profondément, elle mérite beaucoup mieux que cela. Surtout qu’à côté, elle, elle est prête à se sacrifier pour lui, elle fait absolument tout pour le sauver, donc voilà, il a rien à faire avec elle, il ne la mérite pas !