mercredi 5 février 2020

Plus tard je serai moi - Martin Page


Plus tard je serai moi, Martin Page

Editeur : Rouergue
Nombre de pages : 73

Résumé : Les parents sont des gens bizarres. Parfois ils ont de ces lubies ! De peur de ne pas être parfaits, ils font n'importe quoi. Ceux de Séléna ont soudain décidé qu'elle deviendrait une artiste. Pas avocate ou médecin ou pilote d'avion ! Non, artiste. Et ils sont prêts à tout pour ça. Même à lui rendre la vie impossible, sous prétexte que les artistes ont souvent eu une jeunesse difficile.





- Un petit extrait -

« Elle pensa à tous les gens qu'elle connaissait, et elle constata que trop tôt on les enfermait dans une image, untel serait timide et matheux, untel sportif et drôle. Et les gens obéissent à l'image que l'on a d'eux-mêmes. Ils y collaborent. Parce que c'est plus simple. Parce qu'ainsi on a une place. »

- Mon avis sur le livre -

Régulièrement, ma maman vient me voir pour me demander de lui conseiller et prêter un nouveau roman, ce que je fais avec grand plaisir : c’est tellement merveilleux de pouvoir ensuite échanger avec elle sur nos ressentis respectifs ! En général, donc, je lui propose des romans que j’ai déjà lu, pour qu’on puisse en parler par la suite. Mais il y a plusieurs mois maintenant, elle m’a demandé « un petit roman » à emmener à l’hôpital quand mon petit frère se faisait opérer. J’ai aussitôt pensé à celui-ci : les éditions du Rouergue sont généralement une valeur sûre, et au vue du résumé, je me disais que ça pourrait lui convenir, même si je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire à ce moment-là. Elle est revenue en me disant « bof ». Mince. Autant dire que j’étais nettement moins impatiente à l’idée de le lire, après cela ! Mais comme en ce moment, j’ai envie et besoin de tout petits livres, et que la couverture est tout de même superbe, je me suis lancée. Et je comprends un peu ce que maman voulait dire : c’est un roman sympathique, mais pas exceptionnel. Bof.

Comme beaucoup d’adolescents, Séléna doit régulièrement répondre à la fameuse question qui tue : « que veux-tu faire quand tu seras grande ? ». Le problème, c’est qu’elle n’en a absolument aucune idée. Ce n’est pas comme sa meilleure amie, qui sait depuis toujours qu’elle souhaite devenir astrophysicienne. Avant de réfléchir à ce qu’elle sera, Séléna a besoin de savoir qui elle est maintenant … Mais on ne lui laisse pas le temps de se chercher ! En effet, ses parents ont décidé d’accélérer le mouvement : elle sera artiste, c’est obligée, elle en a toute la sensibilité. Il suffit juste de l’aider un peu : après tout, tout le monde sait que les artistes ont vécu une enfance difficile, c’est de leur faute si elle n’a toujours pas découvert son potentiel et sa passion, ils l’ont trop dorloté ! Alors, du jour au lendemain, ils décident de tout faire pour lui compliquer l’existence : fini le chauffage à la maison, fini le chocolat et autres douceurs, bonjour les cours de piano et les bouteilles d’alcool qui jonchent le sol ! Séléna se demande jusqu’où ira la folie de ses parents ….

La littérature jeunesse évoque – trop – rarement cette grande question existentielle, que tout le monde pose aux adolescents et qu’eux-mêmes se posent régulièrement : que faire de sa vie ? Quel métier exercer ? Certains savent depuis bien longtemps ce qu’ils souhaitent, mais pour la plupart, c’est un grand flou artistique : pas de passion suffisamment puissante pour qu’on veuille y consacrer son existence, pas d’aspirations ni de compétences particulières. Et au fur et à mesure que les interrogations des adultes se font plus insistantes, plus pressantes, c’est la panique : il faut choisir, là, maintenant, tout de suite, immédiatement, et aucune idée ne se présente ! Alors, parfois, ce sont les parents qui « décident » : certains de façon très autoritaire, d’autres de manière plus « subtile » (si tant est que les adultes sachent l’être). « Tu seras avocat mon fils ». C’est cliché, mais c’est malheureusement plus fréquent qu’on ne l’imagine. Et le pauvre gamin, perdu, et qui n’a de toute façon pas trop le choix vu que ce sont les parents qui financent et qu’il n’a absolument rien d’autre à objecter, est bien obligé de suivre le mouvement. Quitte à tout plaquer une fois arrivé à l’âge adulte et ayant enfin trouvé sa vocation. Et tout est à reprendre de zéro.

Pour Séléna, les choses sont à la fois semblables et différentes : ses parents ont effectivement un rêve pour elle, mais ce n’est pas vraiment celui qu’elle imaginait. « Tu seras artiste ma fille ». On le sent dès les premiers chapitres, ce petit roman sera placé sous le signe du décalage, mais aussi de l’absurde et de l’exagération. Déjà, la passionnée de théâtre que je suis imagine une mise en scène : ce livre a le potentiel pour fournir une pièce comique à souhaite, burlesque à souhait. Convaincus que Séléna a besoin d’être « secouée » pour découvrir sa vocation artistique et faire surgir ses talents, ses parents commencent par lui offrir un piano, une boite d’aquarelle, un appareil photo, un tour de poterie, une caméra … et puis, ils s’efforcent de lui rendre la vie impossible, car les artistes ont toujours une enfance difficile. Chaque idée est plus farfelue que la précédente, ils s’enfoncent dans un délire que rien ne semble pouvoir arrêter, tant ils sont convaincus du bien-fondé de leur action. C’est à la fois drôle, ridicule et effrayant. Car même si l’auteur pousse la chose à l’extrême, et même s’il a renversé les codes, la folie de ces parents représente la pression énorme que certains font peser sur les épaules de leurs enfants. Pas forcément en agissant ainsi (heureusement), mais dans leur insistance, dans leur aveuglement aussi. 

Alors vous allez me demander, pourquoi ce « bof » exprimé au début ? Effectivement, dit comme ça, l’histoire semble plutôt sympathique bien que délurée … Mais je ne sais pas, ça ne l’a pas vraiment fait. Il m’a manqué un petit quelque chose, et cette histoire est juste loufoque, mais sans plus. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Séléna, et je n’ai ressenti aucune émotion. C’était un livre un peu trop « plat » à mon gout : entre le début et la fin, pas de changement majeur, hormis la folie grandissante des parents. Arrivée à la dernière page, je me suis dit « et alors ? » : tout ça pour ça ? L’auteur ne m’a menée nulle part, il n’a mené son héroïne nulle part non plus. Peut-être est-ce la faute à la brièveté du récit, qui ne fait que 73 pages, peut-être que pour bien faire il aurait fallu un ouvrage un peu plus long, pour qu’on ait le temps de connaitre et de s’attacher à la jeune fille, et pour que celle-ci ait le temps d’entamer la réflexion que nous promettent le titre et le résumé. « Plus tard je serai moi », c’est bien beau, c’est d’ailleurs ce qui m’a attiré dans ce livre, mais je ne l’ai pas retrouvé dans l’histoire. Et c’est vraiment ce qui est dommage, c’est qu’on a finalement cette impression d’inabouti, d’inachevé, comme si l’auteur n’était pas allé au fond des choses, comme si tout cela n’était qu’une bribe de récit et pas un roman complet. Je suis restée sur ma faim, voilà le problème.

En bref, vous l’aurez bien compris, c’est une lecture plutôt mitigée : d’un côté, j’ai apprécié l’idée de prendre à contrepieds les clichés habituels des parents qui rêvent d’un avenir brillant pour leurs enfants, et j’ai beaucoup aimé le côté burlesque et ubuesque du récit, mais de l’autre, il m’a manqué quelque chose pour l’apprécier réellement. Ça aurait pu être un livre dans lequel les jeunes se retrouvaient – même si on espère pour eux qu’aucun parent ne sombrera dans la même obsession que ceux-ci pour imposer leur vision de l’avenir –, mais au final, impossible de s’attacher ou de s’identifier à Séléna. La thématique de l’orientation professionnelle est si peu abordée dans la littérature jeunesse que c’est vraiment dommage que ce roman passe à côté, alors même qu’il semblait le faire … Je ne sais donc pas trop si je conseille ou non la lecture de ce très court roman. Je dirai que je le conseillerai volontiers à ceux qui ont envie d’un récit sans prise de tête, où l’excentricité devient grotesque, mais que je le conseillerai pas du tout à ceux qui espèrent une réflexion sur cette recherche de soi-même qui dicte finalement le choix de carrière …

dimanche 2 février 2020

Top 5 : Mes prochaines lectures


- Top 5 : Mes prochaines lectures -

C’est le retour des tops ! Et cela grâce à Mange-Nuages qui a mis en place un petit challenge/jeu que je vous invite à retrouver sur Livraddict ! Un thème par semaine, rien de plus simple, d’autant plus que j’ai décidé de faire ceci sous forme de mini-article pour ne pas me surcharger … Le thème de la semaine n’étant pas encore dévoilé, voici mon thème secours :

Mes prochaines lectures

Je vous présente, tout simplement, les livres qui vont – normalement – m’accompagner ces prochaines semaines, sauf imprévus bien évidemment !

Et voici donc mon petit top 5 :

L’Héritage des Darcer de Marie Caillet
Cela fait plusieurs années maintenant que je souhaite relire cette trilogie, mais il y a toujours quelque chose qui vient se dresser entre elle et moi … Du coup, je profite de ne pas avoir de services presse en attente de traitement pour me replonger en Edrilion, enfin ! Mydria, Orest, me revoilà !

Expérience Noa Torson de Michelle Gagnon
Je me souviens avoir acheté la trilogie suite à mon stage au CDI de mon ancien lycée : j’avais lu les premiers chapitres tandis que je les rangeais, et ça m’avait branchée ! On m’a imposé les deux premiers tomes dans le cadre d’un challenge, du coup, je vais en profiter pour lire également le troisième dans la foulée.

L’Héritage des rois-passeurs de Manon Fargetton
Cela fait maintenant plusieurs années qu’on ne cesse de me conseiller ce livre, et comme il colle avec plusieurs de mes challenges en cours, je me suis dit qu’il était grand temps de suivre les recommandations de mon entourage livresque ! J’avoue être un peu embêtée de ne pas posséder le tome 2 pour enchainer, mais ce n’est pas grave …

J’étais là de Gayle Forman
Pareil, on me l’a imposé pour un challenge, donc je vais essayer de le lire dans les temps impartis ! Pour être parfaitement honnête, j’avais presque oublié que ce livre était dans ma PAL, du coup, je ne me souviens même plus du résumé, donc ça va être une totale découverte, ça peut être drôle !

Star Wars (Légendes) : The Old Republic, tome 1 : Revan de Drew Karpyshyn
Parce qu’il serait tout de même grand temps que j’avance un peu dans mon challenge personnel « Que la Force soit avec moi » ! Je vais donc reprendre ma lente progression dans l’univers Légendes de Star Wars …

samedi 1 février 2020

Le bilan du mois de janvier 2020


- Bilan du mois de janvier 2020 -

Peu de lectures ce mois-ci, la faute à un gros pavé très intéressant mais assez difficile à lire, mais ce fut toutes de merveilleuses lectures donc pas de regrets à avoir de ce côté-là ! A côté de cela, c’est un peu la débandade au niveau des achats … Mais c’est pas ma faute : des Star Wars en occasion, ça ne se refuse pas ! Je vais tout de même essayer de ralentir un peu la cadence, ne serait-ce que pour faire semblant de tenir ma bonne résolution … Oh, deux rééditions de Star Wars, vite, commandons-les !

- Les livres lus -

Durant le mois de janvier, j’ai lu 6 livres :
- La quête d'Ewilan (BD), tome 7 : L'île du Destin (Lylian, Laurence Baldetti et Pierre Bottero)
- The prison experiment, tome 3 (Eric Costa)
- L’elfe de lune, tome 1 : La cité maudite (Elodie Tirel)
- Iskari, tome 1 : Asha, tueuse de dragons (Kristen Ciccarelli)
- 2105, Mémoire interdite (Anouk Filippini)
- La Horde du Contrevent (Alain Damasio)

Soit :
- 4 lectures personnelles
- 2 services de presse
- 5 romans (dont 2 tomes uniques, 2 premiers tomes et 1 suite de série)
- 1 bande-dessinée

Pour un total de 2548 pages !

- Les achats et réceptions -

Durant le mois de janvier sont entrés sur les étagères 16 livres :
- Les 100, tome 1 (Kass Morgan)
- Le puits des mémoires, tome 1 : La traque (Gabriel Katz)
- Aeternia, tome 2 : L'envers du monde (Gabriel Katz)
- La Voie des oracles, tome 2 : Enoch (Estelle Faye)
- Ceux qui rêvent (Pierre Bordage)
- Iskari, tome 1 : Asha, tueuse de dragons (Kristen Ciccarelli)
- Star Wars (Légendes) : Les X-wings, tome 1 : L'escadron Rogue (Michael A. Stackpole)
- Star Wars (Légendes) : Les X-wings, tome 3 : Un piège nommé Krytos (Michael A. Stackpole)
- Star Wars (Légendes) : Les X-wings, tome 5 : L'Escadron Spectre (Aaron Allston)
- Star Wars (Légendes) : Les X-wings, tome 6 : Le Poing d'Acier (Aaron Allston)
- Star Wars (Légendes) : La Guerre des chasseurs de primes, tome 1 : L'armure Mandalorienne (K.W. Jeter)
- Star Wars (Légendes) : La planète du crépuscule (Barbara Hambly)
- Star Wars (Légendes) : Le sabre noir (Kevin J. Anderson)
- Star Wars (Légendes) : Les enfants du Jedi (Barbara Hambly)
- 2105, Mémoire interdite (Anouk Filippini)
- Five feet apart (Rachael Lippincott, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis)

Soit :
- 1 service de presse
- 7 achats en neuf
- 8 achats en occasion

- Sur le blog -

Durant le mois de janvier :

8 chroniques ont été postées sur le blog :

4 tops 5 ont été postés sur le blog :

J’ai également posté le bilan du mois de décembre.

Vous avez été 525 à visiter le blog et vous avez lu 1010 pages.

- La pile à lire pour février -

En février, je compte lire :
- L’Héritage des Darcer, tome 1 : L’envol (Marie Caillet)
- L’Héritage des Darcer, tome 2 : Allégeance (Marie Caillet)
- L’Héritage des Darcer, tome 3 : La relève (Marie Caillet)
- Expérience Noa Torson, tome 1 : Ne t'arrête pas (Michelle Gagnon)
- Expérience Noa Torson, tome 2 : Ne regarde pas (Michelle Gagnon)
- Expérience Noa Torson, tome 3 : N’oublie pas (Michelle Gagnon)
- J’étais là (Gayle Forman)
- L’Héritage des Rois-passeurs (Manon Fargetton)