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mercredi 14 décembre 2016

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban - J. K. Rowling



Harry Potter3, J. K. Rowling
Harry Potter and the Prisoner of Azkaban

Editeur : Bloomsbury (VO)
Nombre de pages : 461 

Résumé : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes ... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?






- Un petit extrait -

« - Eh bien, voilà ... Quand nous étions en première années, jeunes, insouciants, innocents ...
Harry eut un petit rire. Il n'imaginait pas que Fred et George aient jamais pu être innocents.
- Disons, plus innocents qu'aujourd'hui. »

- Mon avis sur le livre -

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer cette chronique par une petite anecdote (car je ne pense pas qu’il soit nécessaire de vous redire une troisième fois à quel point je suis ravie d’avoir enfin dépassé mes préjugés à propos de cette merveilleuse saga). Chaque jour, quand je m’installais très confortablement dans mon lit pour entamer mon chapitre quotidien, il me fallait au moins … cinq bonnes minutes avant de parvenir à détacher mon regard ébahi de la couverture pour enfin ouvrir le livre et me plonger dans ma lecture. Je suis littéralement tombée amoureuse de cette illustration, et pas seulement parce que le bleu fait partie de mes couleurs préférées et que j’adore les cerfs ! Non, c’est l’image dans son ensemble, avec sa composition et ses nuances, qui a fait griller mes neurones : j’avais beau avoir le roman sous le nez quasiment en permanence (je suis du genre à trimballer mes lectures en cours absolument partout avec moi), à chaque fois que mon regard se posait dessus, c’était un blocage incontrôlable. Et que je découvre de nouveaux détails à chaque fois, et que je m’extasie sur un autre élément à chaque fois, et que … Bref, ma lecture a été remarquablement compliquée par la beauté de la couverture.

Après des vacances d’été brutalement interrompues par le débarquement de son horrible « tante Marge » et un trajet pour le moins mouvementé à bord du si loufoque « Knight Bus » (dont je ne connais pas le nom français), Harry débarque à Poudlard pour sa troisième année à l’école de sorcellerie. Et comme Harry est un véritable aimant à problèmes, voilà qu’il apprend que le dangereux Sirius Black, meurtrier échappé de la terrible prison d’Azkaban et responsable de la mort de ses parents, est à ses trousses pour achever le boulot dans les règles de l’art. A cela s’ajoute les prédictions pour le moins inquiétantes de son illuminée de professeur de Divination, la rencontre avec les effrayants Détraqueurs et l’arrivée d’un professeur de Défense contre les forces du mal aussi apprécié qu’étrange. Une année mouvementée en perspective !

Je pense pouvoir affirmer sans la moindre hésitation que jusqu’à présent, il s’agit sans aucun doute de mon tome préféré (après, n’ayant pour le moment lu que les trois premiers tomes, cette appréciation est bien loin d’être définitive). On s’éloigne grandement de l’univers merveilleux mais quelque peu enfantin propre aux deux premiers opus pour plonger dans une ambiance bien plus sombre et angoissante, mais surtout bien plus captivante à mes yeux. Ici, il ne s’agit plus uniquement de combattre troll et basilic pour ramener la sécurité au sein de l’école et profiter tranquillement du festin de fin d’année, mais bien d’en apprendre plus sur le passé et de faire face à une menace plus « personnelle », puisque de tous les étudiants, Harry est bien le seul à avoir ce meurtrier en cavale comme parrain. Ce tome, c’est également celui au cours duquel notre jeune héros quitte doucement l’enfance pour entrer dans l’adolescence : bien moins insouciant et plus mature qu’auparavant, avec ses doutes et ses peurs qui le rendent bien plus humain à mes yeux, Harry n’en reste pas moins une tête brulée qui réagit parfois de façon impulsive et enfantine. Il s’agit là d’une personnalité toute en nuances et en promesses qui fait soupirer de ravissement la lectrice passionnée de psychologie que je suis !

Mais fort heureusement, tout n’est pas sombre dans ce troisième tome, et le lecteur a bien des raisons pour éclater de rire suffisamment régulièrement pour que son entourage se pose des questions sur sa santé mentale ! Rien que d’imaginer Snape (désolée, pour moi, Snape est Snape, pas Rogue) affublé de l’accoutrement de la grand-mère de Neville ou confronté aux messages pour le moins déconcertants inscrits à son attention sur la carte du Maraudeur, ou de songer aux interrogations pleines de finesse de Stan (« Qu’est-ce que tu fais par terre ? » « Je suis tombé » « Qu’est-ce qui t’a pris ? ») ou aux visages faussement innocents des jumeaux Weasley, je sens le fou-rire qui m’a submergé à la lecture de ces scènes ressurgir ! Les incessantes disputes entre Ron et Hermione m’ont également beaucoup fait sourire, tout comme les commentaires de Lee Jordan et les remontrances de McGonagall lors des matchs de Quidditch. Sans oublier la fameuse scène où Hermione remet Malfoy fils à sa place, scène durant laquelle j’ai littéralement pleuré de rire. C’est finalement là que réside toute la magie de cette histoire : en dépit de tout, c’est toujours le sourire aux lèvres que l’on tourne la dernière page. Ces livres mettent de bonne humeur !

En ce qui concerne les éléments plus formels – tension dramatique, intrigue, trame narrative, tous ces jolis concepts qui foisonnent en matière de chronique littéraire –, je vais me contenter d’un seul mot : époustouflant. Non, vraiment. Plus l’histoire avance, plus la tension augmente, gardant le lecteur en haleine : que va-t-il donc se passe ? comment diable tout cela va-t-il se terminer ? qui est vraiment Sirius Black ? Et plus la tension dramatique augmente, plus le rythme s’accélère, autant du point de vue de l’action en elle-même que de la narration, avec des phrases plus courtes, plus concises. L’auteur joue avec nos nerfs et nos émotions. Bon sang, vous n’imaginez même pas les larmes de crocodile que j’ai versées et la colère que j’ai ressentie à l’encontre de Malfoy quand j’ai appris le sort de ce malheureux hippogriffe ! Mon cœur se serre encore quand je songe à la tristesse qu’a dû ressentir ce pauvre Hagrid, qui est d’ailleurs un personnage que j’apprécie de plus en plus : j’aime sa simplicité, son honnêteté et son innocence. Et bon sang, ces chapitres finaux, que de rebondissements et de révélations en si peu de pages ! Qui a dit que la lecture était une activité calme ? Ma lecture a été ponctuée de sursauts, de cris de surprise ou d’effarement et d’onomatopées diverses et variées – oui, je fais partie de ces lecteurs terriblement impliqués dans leur lecture qui réagissent fortement à tout ce qui se passe dans le roman !

En bref, un troisième tome qui surpasse aisément les deux premiers dans mon petit classement personnel. De l’émotion, de l’action, des révélations, et bien entendu de la magie (avec une touche de voyage temporel, que demander de plus ?!), sont au rendez-vous et se combinent pour offrir au lecteur une fantastique expérience de lecture, pleine de rebondissements et d’émerveillement. Un tome moins enfantin que les deux précédents qui promet une suite bien plus sombre et bien plus complexe, et qui attise ma curiosité : sur quoi vais-je donc tomber en ouvrant le quatrième opus ? J’ai terriblement hâte de retrouver notre jeune sorcier préféré et ses amis pour la suite de leurs aventures !

Ce livre a été lu dans le cadre de la Coupe des 4 maisons
(plus d’explications sur cet article)

vendredi 28 octobre 2016

Harry Potter and the Chamber of Secrets - J. K. Rowling



Harry Potter2, J. K. Rowling
Harry Potter and the Chamber of Secrets

Editeur : Bloomsbury (VO)
Nombre de pages : 359

Résumé : L’été que vient de passer Harry Potter a accueilli le pire anniversaire qu’il ait jamais vécu, de sombres avertissements de la part d’un elfe de maison nommé Dobby, ainsi qu’un sauvetage de chez les Dursley par son ami Ron Weasley à bord d’une voiture magique volante ! De retour à l’école de magie et de sorcellerie Poudlard pour sa seconde année, Harry entend d’étranges murmures résonnant dans les couloirs vides – et puis les attaques ont commencées. Des élèves se retrouvent pétrifiés comme s’ils s’étaient changés en pierre … Les sinistres prédictions de Dobby semblent être devenues réalités.

- Un petit extrait -

« - Dis-donc, murmura Harry à l'oreille de Ron, il y a une chaise vide à la table des profs... Où est Rogue ? […]
- Il est peut être malade ! Dit Ron, plein d'espoir.
-Ou peut-être qu'il à fini par démissionner, suggéra Harry, parce qu'on ne lui a toujours pas confié les cours de Défense contre les Forces du Mal.
- Il a peut-être été renvoyé ! s'exclama Ron avec enthousiasme. Tout le monde le déteste...
- Ou peut-être qu'il attend de savoir pourquoi vous n'êtes pas venus par le train, dit derrière eux une voix glacée. »

- Mon avis sur le livre -

Si l’on m’avait un jour prédit que je déciderais par moi-même de lire en anglais et que j’y prendrais plaisir, j’aurais très probablement éclaté de rire devant cet énergumène aux divinations étranges. Et pourtant … après avoir littéralement dévoré deux romans dans cette langue en même pas deux moi, et cela sans avoir besoin de me forcer pour attaquer mon chapitre quotidien, je suis bien obligée d’admettre que j’y prends gout ! Ce qui n’était au départ qu’un moyen d’améliorer mon niveau catastrophique (du moins, à mes yeux) en anglais – et, soyons un peu superficielle pour une fois, d’avoir de magnifiques illustrations de couverture –, s’est très rapidement métamorphosé en une véritable partie de plaisir. Et merci qui ? Merci Harry ! Je viens à peine d’achever ce second tome que le troisième est déjà en place sur la table de chevet, prêt à me faire rêver, rire et trembler comme l’ont fait ses prédécesseurs …

Les vacances sont bien longues et bien déprimantes pour Harry, qui se sent terriblement délaissé par ses amis dont il n’a reçu aucune lettre, et qui doit faire face à l’hostilité toujours plus forte des Dursley. Sa seule consolation, c’est de marmonner des « formules magiques » et de voir son cousin, son oncle et sa tante écarquiller les yeux de frayeur tout en vérifiant qu’aucune excroissance n’est venu déformer leur silhouette … mais voilà que bientôt, même ce divertissement lui est arraché, après que l’elfe de maison Dobby, venu l’exhorter à ne pas retourner à Poudlard où de terribles événements vont se jouer, ait utilisé la magie à son insu et que les Dursley aient appris d’une lettre du ministère de la magie qu’Harry n’était pas autorisé à utiliser cette dernière  en dehors de l’école. Enfermé dans sa chambre, il ne soit son salut qu’à l’apparition inopinée de Ron … à bord d’une voiture volante. Après plusieurs contretemps, les deux amis débarquent enfin à Poudlard et, échappant de peu à l’expulsion pour s’être fait remarqués à survoler l’Angleterre, ils sont fin prêts entamer leur deuxième année d’étude ! Mais les prédictions de Dobby s’avèrent exactes et Harry est bien déterminé à trouver qui – ou quoi – s’attaque aux élèves de l’école !

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : en plus de m’avoir totalement réconciliée avec l’anglais – nous étions fâchés l’un contre l’autre depuis au moins une bonne dizaine d’années –, ce second tome a définitivement plongé dans l’oubli toutes mes réticences et inquiétudes premières face à cette saga surmédiatisée. Bien plus sombre que le premier opus, que je considère finalement comme une très agréable introduction au monde fabuleux de la magie et à la mise en place des fondations de l’intrigue globale de la saga (présentation des personnages principaux et explications des événements antérieurs), celui-ci plonge rapidement le lecteur dans une ambiance plutôt angoissante : Harry qui se découvre des facultés qui semblent très mal vu dans le monde sorcier, des murmures qui précèdent de terribles attaques de la part d’un ennemi apparemment invisible, le passé qui refait surface sous la forme d’objets ensorcelés et de soupçons arbitraires … La tension monte progressivement, les mystères se font toujours plus insaisissables et les doutes de plus en plus grands. En plus de nous offrir de l’action à n’en plus finir, ce livre nous invite également à suivre les appréhensions d’Harry, que les insinuations de ses camarades et ses propres secrets ne cessent de troubler, tout en abordant délicatement le thème délicat de l’eugénisme avec la distinction Pure-Blood/Mudblood (n’étant pas parfaitement certaine de la formulation choisie par le traducteur pour ces termes, je préfère les laisser tels quels). Un roman jeunesse, certes, mais bien plus riche qu’on ne pourrait l’imaginer !

 Mais tout n’est pas sombre dans ce livre, loin de là et bien heureusement ! J’ai également beaucoup rigolé face à certaines scènes ou certains personnages. Entre Dudley qui court dans les jupons de sa mère dès qu’Harry prononce un ou deux mots se finissant en « us » (bien que ce « charmant » gamin m’exaspère au plus haut point par ailleurs), Ron qui est littéralement poursuivi par la malchance (même si j’avoue avoir été partagée entre l’hilarité et la pitié quand le pauvre s’est rendu compte que sa baguette était cassée), et Lockhart qui est tout simplement ridicule (surtout quand on fait du théâtre depuis dix ans et qu’on ne peut empêcher son esprit d’imaginer une mise en scène digne des comédies de Molière pour chaque intervention de ce personnage), il me semble tout simplement impossible de ne pas éclater de rire. Mention spéciale à la Saint Valentin avec les nains qui transmettent les déclarations d’amour … je crois que j’ai littéralement pleuré de rire quand Harry cherchait à se débarrasser de ce messager importun ! Je pense que la force de ce roman, et peut-être plus globalement de la saga en général (il me faudra encore quelques mois pour confirmer ou infirmer cette impression, le temps de venir à bout des cinq tomes restants), c’est cet équilibre entre le cocasse et le sérieux, cette association harmonieuse entre les situations comiques et la tension dramatique. C’est l’une des choses que j’apprécie énormément jusqu’à présent !

S’il ne s’agissait pas d’Harry, je me serais sans aucun doute permis de vous sortir une chronique de cinq pages Word de long pour vous convaincre de lire cette saga fantastique, mais sincèrement : à part les rebelles comme moi qui s’obstinent (stupidement, je sais) à refuser de suivre les « modes », qui n’a pas déjà lu Harry Potter ? Y-a-t-il encore des potentiels lecteurs à persuader ? Pour ces camarades de révolte contre la surmédiatisation, qui sont probablement bien cachés sous des armures pour ne pas affronter la colère des grands fans parfois trop … impliqués (et malheureusement, je rigole à peine : l’une des raisons qui m’a vraiment dissuadée de lire cette saga, au départ, c’était bien le comportement de ces fanatiques qui m’ont quasiment agressée quand j’ai déclaré ne pas faire – encore – partie de leur « communauté »), je vais vous rassurer : il n’y a absolument rien de diabolique dans ces romans qui puisse expliquer le comportement de ces acharnés ! Bien au contraire, j’ai passé un excellent moment de lecture et je peux affirmer sans aucun doute qu’il s’agit là d’un véritable coup de cœur. Magie, amitié et mystère sont au rendez-vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands ! Vivement la suite (que je vais d’ailleurs m’empresser d’aller débuter dans les trente secondes à venir) !

Ce livre a été lu dans le cadre de la Coupe des 4 maisons
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lundi 3 octobre 2016

Harry Potter and the Philosopher's Stone - J. K. Rowling



Harry Potter1, J. K. Rowling
Harry Potter and the Philosopher’s Stone

Editeur : Bloomsbury (VO)
Nombre de pages : 331

Résumé : Harry Potter n’avait jamais entendu parler de Poudlard lorsque les lettres ont commencé à tomber sur le paillasson du numéro quatre, Privet Drive. Avec l’adresse calligraphiée à l’encre verte sur un parchemin jauni scellé à la cire violette, elles sont rapidement confisquées par ses sinistres tuteurs : son oncle et sa tante. Puis, le jour de son onzième anniversaire, un géant répondant au nom d’Hagrid débarque avec de stupéfiantes nouvelles : Harry Potter est un sorcier et il a sa place à l’école de Sorcellerie et de Magie, Poudlard … (traduction personnelle)

- Un petit extrait -

 « - Fred à toi maintenant, dit la mère.
- Fred, c'est pas moi, moi, c'est George, dit le garçon. Franchement, tu crois que c'est digne d'une mère de confondre ses enfants ? Tu ne vois pas que je suis George ?
- Désolée, mon chéri.
- C'était pour rire, dit le garçon. En fait, Fred c'est moi. »

- Mon avis sur le livre -

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence sans ressentir l’envie de découvrir Harry Potter. La faute à toute cette surmédiatisation qui non seulement me faisait peur, mais surtout, je vais être honnête, m’agaçait légèrement. Je faisais une sorte de blocage psychologique : pas question d’être un mouton et de faire comme les autres en plongeant les yeux fermés dans cette saga ! Cela peut sembler puéril, surtout pour les fans, mais il faut comprendre que j’avais vraiment peur de perdre mon libre arbitre en suivant cette mode littéraire. Et pour tout avouer, cette opposition farouche aurait pu durer bien longtemps encore, s’il ne m’était pas venu à l’esprit l’idée de feuilleter The cursed child au Super U afin de voir si je parvenais ou non à comprendre le début. La réponse étant « Oui », j’ai non seulement acheté la pièce de théâtre mais j’ai également commandé les sept tomes en version originale. La lecture de ce premier tome représente donc un double tournant dans ma vie de lectrice : première incursion dans le monde d’Harry Potter et première lecture en anglais. 

Est-il encore nécessaire de présenter l’histoire du petit sorcier à lunettes ? Orphelin élevé par son oncle et sa tante qui le détestent et le traitent comme un moins que rien, martyrisé par son cousin qui le considère comme le plus amusant des punching-balls, le petit Harry va voir son existence bouleversée le jour de ses onze ans, lorsqu’un géant pas bien méchant vient le chercher pour le conduire à Poudlard, école de magie renommée, après lui avoir annoncé qu’il était un sorcier. Commence alors pour lui la plus fantastique des années scolaires, remplie d’amitiés nouvelles et de folles découvertes, mais aussi d’aventures périlleuses et de mystères à résoudre … 

Ma plus grande crainte était de ne pas réussir à me plonger totalement dans le récit à cause de mes hésitations premières. Mais, contre toutes attentes, ces réticences ont été très rapidement balayées et j’ai été directement happée par l’histoire de ce petit garçon qui a grandi non pas entouré d’amour mais d’hostilité. Quelle agréable surprise ! J’ai découvert un univers extravagant, déroutant et intriguant, un univers où la magie et la légèreté côtoient le mystère et le danger, un univers d’une richesse impressionnante. On vogue de surprises en merveilles, de stupeurs en ébahissements. Tandis que je découvrais le Chemin de Traverse (qui pour moi sera sans doute toujours The Diagon Alley) et Poudlard (que je persiste à appeler Hogwarts dans ma tête) en compagnie d’Harry, je ne pouvais m’empêcher de pousser des petites exclamations de surprise et de ravissement (« Haaaaaa ! », « Des portraits qui bougent ! », « Hoooooo ! » …). Bref, vous l’aurez compris, j’ai été totalement conquise par l’univers dans lequel s’inscrit l’histoire.

Parlons-en, de l’histoire ! Bien que ce premier tome soit assez court, il n’en reste pas moins riche en péripéties, en aventures et mésaventures. Ce que je trouve merveilleux, c’est l’alternance et la complémentarité entre les événements se rattachant à la scolarité et la vie à Poudlard (la cérémonie de la répartition, les matchs de quidditch …) et ceux ayant un rapport avec l’intrigue à proprement parler. L’auteur a réussi à trouver un équilibre entre ces deux perspectives, équilibre qui permet au lecteur de ne jamais s’ennuyer sans pour autant être submergé par trop d’informations ou d’actions. Un autre point très positif à mes yeux est le suspense, qui est indéniablement au rendez-vous ! Cette saga a beau être destinée au jeune public, le dénouement de l’intrigue n’est pas simpliste et prévisible pour autant, bien au contraire ! Je suis littéralement tombée dans le panneau et j’ai eu une vraie surprise à la fin, et j’en suis ravie. Moi qui aime les mystères, je suis ravie, ce livre en est rempli ! Bref, une intrigue captivante qui fait rêver et trembler, rire et pleurer.

A mes yeux, comme souvent, la grande force de ce récit réside dans ses personnages. Tous sont importants, à leur manière. Nous avons bien évidemment Harry, le héros, auquel on s’attache très facilement de par son histoire (je vais être parfaitement honnête, j’ai plus d’une fois eu envie de le serrer bien fort parce que j’étais tristounette pour lui) et son caractère (que j’aimerai être aussi courageuse que lui, moi qui fait des crises de panique quand un misérable papillon pénètre dans ma chambre …). Mais il y a aussi Hermione et Ron, que j’apprécie également pour des raisons bien différentes. J’ai tendance à m’identifier à Hermione, ayant toujours été une « élève modèle » aux yeux des adultes et une « fayotte » aux yeux de mes camarades, pour la simple et bonne raison que j’ai toujours été légèrement perfectionniste mais surtout que j’aime apprendre. Et Ron … Bah c’est typiquement le genre de gamin qu’on a tous envie d’avoir comme meilleur ami : gentil et loyal, drôle et sincère. Il y a Neville, aussi, qui me fait vraiment craquer et que j’ai terriblement envie de protéger, le pauvre ! Et je ne peux raisonnablement pas ne pas évoquer Draco, que j’ai quant à lui envie de baffer. Les jumeaux Weasley me font terriblement rire, un gros coup de cœur pour ce duo ! Après, en ce qui concerne les adultes, qui ont également leur importance : j’aime énormément Hagrid, ce « bon gros géant » qui aime tellement les animaux, même les plus farfelus, mais j’apprécie surtout Rogue. Ouais, Rogue. Me demandez pas pourquoi, j’ai le pressentiment, l’intuition, le sentiment inexplicable qu’il n’est pas si méchant que cela, et j’ai de plus toujours aimé les personnages froids et austères, qui ont généralement des répliques terriblement classes. Bon, j’aime bien Dumbledore et McGonagall aussi !

Puisque je n’ai très sûrement pas besoin de vous convaincre de lire ce fantastique premier tome, je ne vais pas m’éterniser. Je vais donc me contenter d’évoquer rapidement la plume de l’auteur, étant donné que je l’ai découverte en version originale, sans l’intermédiaire du traducteur qui, aussi bon soit-il, ne peut pas retranscrire parfaitement le style premier. La narration de madame Rowling est terriblement agréable à lire, autant par sa simplicité que par sa légèreté. Sans s’embarrasser de descriptions surchargées ou de fioritures superflues, elle arrive à dépeindre fidèlement l’ambiance qui règne au sein de l’école, les états d’âme des personnages et le déroulement des événements. Les dialogues sont vivants et réalistes, même si je dois avouer avoir eu le plus grand mal à déchiffrer les prises de parole d’Hagrid (madame Rowling ayant eu l’excellente idée de retranscrire à l’écrit son élocution un peu « paysanne » !). Bref, un style qui m’a vraiment convaincue et qui, de plus, m’a redonné confiance en moi alors que j’étais tellement persuadée d’être une vraie quiche en anglais. Merci madame Rowling !

Bref, je me demande vraiment pourquoi j’ai mis tellement de temps avant de me décider à découvrir cette saga ! Avec ce premier tome, l’auteur entraine le lecteur dans une fantastique épopée pleine de magie, de mystère, d’amitié et de courage, dans une merveilleuse aventure pleine de danger, de bonne humeur, de surprise et de suspense. Des personnages principaux comme secondaires attachants ou mystérieux, une histoire qui fait rire, sourire, trembler, rêver, un univers extravagant et fantasque qui ouvre la porte au merveilleux comme au menaçant … Je suis littéralement tombée amoureuse de ce premier opus et je suis ravie d’avoir la suite à ma disposition : pas besoin de patienter, je vais pouvoir me plonger immédiatement dans le second tome ! Un vrai coup de cœur qui a fait battre mon petit cœur de stupeur, qui m’a fait retenir mon souffle de frayeur, qui a fait étinceler mon regard d’émerveillement et qui m’a fait sourire de bonheur.