mercredi 20 novembre 2019

La dernière énigme de Léonard de Vinci - Christine Féret-Fleury


La dernière énigme de Léonard de Vinci, Christine Féret-Fleury

Editeur : Auzou
Nombre de pages : 332
Résumé : Milan, Renaissance : Cécilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan, est menacée de mort par la femme de ce dernier qui réclame le portrait exécuté par Léonard de Vinci, La dame à lhermine, pour le détruire. De nos jours : Léonard, un adolescent, reçoit un mail lui enjoignant de rechercher ce tableau. Or ce message provient de son grand-père, grand expert en art … enterré le jour-même. Léonard décide de partir à Cracovie, où est exposé le tableau.


Un grand merci aux éditions Auzou pour l’envoi de ce volume.

- Un petit extrait -

« – Je suis quelqu’un de très ordinaire. Un type moyen, tu vois ?
– C’est vous qui le dites. A force de le dire, vous allez finir par le croire vraiment. Et à force de le croire, vous ne vous autoriserez jamais à être celui qu’au fond de vous vous rêvez d’être.
– Je n’ai pas de rêves.
– Chacun de nous en a. Toutefois, il arrive que, pour une raison ou une autre, on veuille les tenir à l’écart. Les vôtres frapperont à la porte de votre esprit jusqu’à ce que vous choisissiez de les écouter.   »

- Mon avis sur le livre -

Je dois le reconnaitre, je n’ai jamais été particulièrement attirée par l’histoire de l’art, et j’ai énormément de mal à comprendre l’engouement collectif aveugle qui existe pour certaines peintures que je considère personnellement comme « quelconques ». C’est pourquoi quand on me parle de Léonard de Vinci, je le vois bien plus comme un inventeur de génie que comme le peintre de la si célèbre Joconde (qui ne me fait ni chaud ni froid). Et pourtant, malgré mon indifférence marquée pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’art, j’ai immédiatement été attirée par le résumé de ce roman : j’aime beaucoup la plume de Christine Féret-Fleury, aussi étais-je fort curieuse de découvrir le lien qu’elle avait imaginé entre Léonard, jeune adolescent de notre époque, et son fameux homonyme de la Renaissance … 

Eté 1490 à Milan. Cécilia, amante du duc Ludovic Sforza, rencontre Leonardo da Vinci, réputé pour ses fêtes et ses spectacles, mais aussi pour ses tableaux et ses formidables inventions. Chargé par le duc de réaliser son portrait, le jeune inventeur découvre cependant que quelqu’un est prêt à tout pour l’empêcher de mener à bien cette commande … A notre époque, le jeune Léonard vient de perdre son grand-père, un des « oeils » les plus célèbres de sa génération, réputé dans le monde de l’art pour ses analyses. Mais voici que celui-ci lui envoie un mail – alors qu’il vient d’être enterré le matin même – pour lui intimer de rechercher la Dame à l’hermine, célèbre tableau du grand Léonard de Vinci. Et voici le jeune adolescent qui s’envole pour Cracovie, où est exposé l’œuvre, pour comprendre le sens de cet intriguant message … et découvrir un secret insoupçonné sur le peintre le plus énigmatique de la Renaissance.

Le procédé est désormais classique, mais il marche à tous les coups : l’autrice nous offre ici un récit à trois voix où le passé et le présent se mêlent et s’entremêlent. Tantôt nous suivons le jeune Léonard, tantôt nous marchons aux côtés de Cecilia et Leonardo da Vinci. Chapitre après chapitre, nous découvrons ces trois histoires parallèles : celle du jeune homme en deuil qui se jette à corps perdu dans l’ultime jeu de piste laissé par son grand-mère, celle de la jeune courtisane qui voit arriver la fin de son règne auprès du duc dont elle est encore éperdument amoureuse, et celle du jeune peintre et inventeur en quête de reconnaissance qui souhaite honorer son contrat envers et contre toutes les menaces. D’un côté, nous assistons à la genèse du tableau, tandis que de l’autre, nous tentons de découvrir le mystère qui entoure celui-ci. Bien sûr, comme l’autrice le précise à la fin de l’ouvrage, tout ceci n’est que pure fiction : si tout le monde s’accorde pour dire que Leonardo da Vinci a bien retouché quelques éléments de la Dame à l’hermine, nul ne sait véritablement pourquoi, et Christine Féret-Fleury n’a fait qu’imaginer un scénario possible … et c’est tout simplement captivant.

Car étonnamment, c’est la partie historique qui m’a le plus passionnée : Leonardo da Vinci est un personnage intriguant, à la personnalité insaisissable, qui ne vit que par et pour son œuvre (qu’elle soit artistique ou scientifique). On le sent plus intéressé par les relations sociales, bien qu’il aime organiser de somptueuses et spectaculaires fêtes. Obstiné et passionné, il est avant tout un amoureux de la beauté sous toutes ses formes, même et surtout celle que personne d’autre ne voit : la beauté du corps humain dans sa « mécanique », la façon dont les muscles et les os s’articulent pour donner naissance aux mouvements, et plus généralement la beauté de la vie, de la Création … Même si Leonardo n’a rien d’un homme pieux ! J’ai également beaucoup apprécié la personnalité de la jeune Cecilia Gallenari, dont je n’avais très honnêtement jamais entendu parler jusqu’à présent, et dont la destinée nous éclaire sur l’aristocratie de la Renaissance. Jeune fille amoureuse, jeune femme délaissée, jeune mère esseulée, la douce Cecilia aime les lettres et la musique. Elle sait que le duc ne l’aime bien, qu’il l’a remplacée par celle qui va devenir sa femme, et qu’elle n’est déjà plus qu’un souvenir, agréable mais fugace, à ses yeux. Elle sait qu’elle ne peut rien contre cela, mais elle va tout tenter pour sauver le portrait d’elle qu’il a commandé, et que la nouvelle épouse veut bruler … C’est très émouvant.

Quant au jeune Léonard de notre époque … Il n’est pas inintéressant, loin de là, mais j’ai vraiment le sentiment d’un trop-peu. Il se lance sans sourciller à la poursuite de ce tableau, se laisse aussitôt dépouiller de cette enquête par toutes les personnes qu’il croise – et qui, miracle, ont pile les connaissances, compétences et réseaux pour mener à bien cette enquête ! – sans se poser plus de questions. Il est tombé fou amoureux de la belle dame du tableau, mais ne se préoccupe finalement pas de savoir qui l’a lancé sur cette piste, ni pourquoi. J’ai trouvé ce pan de l’intrigue très mollasson, et le dénouement aussi abrupt que frustrant … même si c’était fort pratique pour expliquer qu’aucune réponse n’a été trouvé à cette énigme ! Certes, on distingue bien que tout ceci est finalement plus une quête initiatique pour notre jeune héros, qui doit désormais apprendre à vivre seul, sans les rêves de son grand-père pour guider son avenir, mais je trouve vraiment qu’il manquait un petit quelque chose pour que cette quête initiatique soit « cohérente ». « Je me connais un peu mieux qu’avant », nous dit Léonard : tant mieux pour lui,  moi je n’ai pas vraiment vu de différence entre l’avant et l’après, et ça me laisse un peu perplexe et un peu attristée, car l’adolescent était attachant, ses compagnons aussi, mais finalement, tout ça pour ça, c’est-à-dire pas grand-chose … Cette facette de l’intrigue aurait vraiment méritée à être plus approfondie !

En bref, vous l’aurez bien compris, si ce roman ne fut pas un coup de cœur intersidérale, ce fut cependant une lecture vraiment sympathique : j’étais toujours ravie de me replonger dans ce petit roman, de retrouver nos trois protagonistes et de cheminer à leurs côtés le temps de quelques pages. J’ai appris énormément de choses sur la Renaissance, sur Léonard de Vinci, et même sur l’art … au point que je pense m’intéresser un peu plus à l’histoire de l’art, même si je ne deviendrais jamais une grande férue de peinture ! Je regrette seulement l’absence de véritable lien entre le passé et le présent, entre l’histoire de Cecilia et Leonardo et le récit de Léonard : je pensais vraiment que les deux intrigues étaient intimement liées, et elles ne sont finalement que juxtaposées, elles n’ont pas d’incidence l’une sur l’autre … Je regrette également une fin un peu trop abrupte, qui tombe comme un cheveux sur la soupe, et qui ne permet pas de ressentir avec force l’aspect « récit d’apprentissage » que l’autrice a cherché à mettre en place. Malgré tout, ça reste vraiment un ouvrage très agréable, qui se lit très aisément, et que je conseille à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’art ou à l’histoire !

dimanche 17 novembre 2019

Top 5 : Vos plus beaux marque-pages


- Top 5 : Vos plus beaux marque-pages -

C’est le retour des tops ! Et cela grâce à Mange-Nuages qui a mis en place un petit challenge/jeu que je vous invite à retrouver sur Livraddict ! Un thème par semaine, rien de plus simple, d’autant plus que j’ai décidé de faire ceci sous forme de mini-article pour ne pas me surcharger … C’est donc l’heure de répondre au thème de la semaine que voici :

Vos plus beaux marque-pages

Un top qui vous demandera des photos ! Qu'il s'agisse de photos au smartphone, de beaux clichés ou de photos de produit récupérées en ligne, montrez-nous vos 5 plus beaux marque-pages et racontez-nous leur histoire !

Et voici donc mon petit top 5 (dans l'ordre de la photo) :


Le fait-main
Chaque année, des animations d’été pour les enfants et adolescents sont mises en place dans ma vallée. Pendant deux ans, j’ai participé à l’atelier reliure et j’ai donc confectionné deux carnets … mais aussi des marques-pages (pour nous occuper à la fin, en attendant nos parents). Depuis, c’est devenu mon marque-page « du quotidien », celui que je promène sans réfléchir d’un livre à l’autre.

Le magique
J’adore les marques-pages en bois de cette marque, j’en ai plusieurs (dont un sur la thématique de l’Alsace, pour garder un souvenir livresque de cette région), mais celui-ci, c’est mon premier et mon préféré : c’est mon marque-page « spécial Harry Potter », qui m’accompagne depuis quelques années dans ma lecture en anglais de la saga. Il n’est pas tout à fait « plat », mais au moins il est unique !

Le nostalgique
J’ai toute la collection des marques-pages Le petit prince, achetés à la boutique du parc d’attraction. Ce livre, ce fut vraiment LA révélation livresque de mon enfance, celui que je redécouvre toujours avec un plaisir grandissant. Et bien que j’apprécie chaque marque-page, j’aime beaucoup celui-ci, car c’est une de mes citations préférées du récit, et aussi parce qu’il est coloré, il me met de bonne humeur !

Le cadeau
Celui-ci, c’est @RedPanda qui me l’a envoyé pour mon anniversaire ! Donc déjà il a une valeur affective, car c’est un cadeau, mais en plus, il est juste tellement mignon, j’adore les animaux de la forêt et en particulier les hérissons (vous n’imaginez même pas le nombre d’hérissons en peluche que j’ai), alors je suis tombée amoureuse de cette belle illustration ! Donc encore merci @RedPanda, ce fut une si belle surprise !

Le tout-doux
J’aime les marques-pages, et j’aime les peluches, autant vous dire que quand une amie au collège m’a offert cette petite girafe, j’étais dans tous mes états ! Le pauvre a été bien maltraité : il est devenu mon anti-stress, je ne peux pas m’empêcher de jouer avec. Du coup, il ne sert plus tout à fait de marque-page, mais ça lui arrive de reprendre du service de temps en temps !

samedi 16 novembre 2019

Sadie - Courtney Summers


Sadie, Courtney Summers

Editeur : La Martinière Jeunesse
Nombre de pages : 330
Résumé : Sadie, 19 ans, s'est volatilisée. Pour West McCray, journaliste à New York, il s'agit d'une banale disparition. Mais quand il découvre que sa petite sœur, Mattie, a été tuée un an auparavant et que sa mère a elle aussi disparu, sa curiosité est éveillée. West se lance alors à la recherche de Sadie ... Sadie, elle, n'a jamais pensé que son histoire deviendrait le sujet d'une chronique à succès. Elle ne désire qu'une chose : trouver l'homme qui a tué sa sœur. Tandis que Sadie remonte la piste du tueur, West remonte celle de Sadie. Et se dessine, progressivement, la figure d'un homme – d'un monstre ! – qui pourrait bien frapper à nouveau... West retrouvera-t-il Sadie à temps ?

Un grand merci aux éditions La Martinière Jeunesse pour l’envoi de ce volume et à Babelio pour avoir rendu ce partenariat possible.

- Un petit extrait -

« La fatigue est pire que l'ivresse. On dit des trucs qu'on n'a jamais voulu dire et quand on s'aperçoit qu'on n'aurait pas dû il est trop tard.  »

- Mon avis sur le livre -

J’ai pour principe de ne jamais trop me documenter sur un ouvrage avant de le lire : j’aime le découvrir sans aucun apriori, sans aucun parti pris … Au moment de me plonger dans la lecture Sadie, je ne connaissais donc que son résumé, et celui-ci était franchement aguicheur : un meurtre, une grande sœur en quête de vengeance, une double-enquête sur fond de course contre la montre … C’était franchement prometteur ! Mais il y a un « mais ». Contrairement à ce qu’annonce le résumé, Sadie ne cherche pas seulement à se venger de « l’homme qui a tué sa sœur » … mais bien aussi de « l’homme qui a abusé de sa sœur et d’elle-même ». Et s’il y a bien une thématique que j’évite comme la peste, c’est bien celle des abus sexuels ... Vouloir se servir d’un livre comme « tremplin pour ouvrir la discussion », pourquoi pas, mais je pense vraiment qu’il aurait fallu indiquer sur la quatrième de couverture que cette thématique allait être abordée, pour ne pas prendre au dépourvu ceux et celles que cette-dite thématique peut perturber. J’ai vaillamment été au bout de cette lecture, vu que je l’ai reçu dans le cadre d’une Masse critique privilégiée, mais je n’en ai clairement pas autant profité que si Sadie était purement et simplement à la recherche du seul meurtrier de sa cadette !

Car tel est le point de départ de ce roman : un an après la mort de sa petite sœur, Sadie disparait sans laisser la moindre trace. Mattie était tout pour elle : leur mère, toxicomane, ne s’est jamais réellement occupé d’elles et les a abandonnées quelques années auparavant. C’est May Beth, la grand-mère de substitution des deux adolescentes, qui contacte West McCray, journaliste, afin de lui demander de retrouver Sadie avant qu’il ne soit trop tard. Car, dit-elle, « une autre fille morte, je ne le supporterai pas », et que la police ne semble pas prendre l’enquête au sérieux. Alors West suit les traces de Sadie, qui suit elle-même les traces de celui qu’elle sait être le meurtrier de sa sœur : Keith, ancien amant de sa mère … La jeune fille retrouvera-t-elle cet homme qui lui a arraché son seul rayon de soleil ? Le journaliste parviendra-t-il à la rattraper avant qu’un nouveau drame ne se produise ?

Le procédé est de plus en plus courant, mais il est tout de même toujours efficace : Courtney Summers nous offre ici une alternance de point de vue à chaque chapitre – ou presque. Tantôt, nous suivons les pensées de Sadie, plongée dans son macabre road-trip à la poursuite du meurtrier de sa sœur, tantôt nous suivons le podcast de West McCray, journaliste appelé à la rescousse par la « grand-mère » des deux adolescentes. Malgré quelques redondances assez ennuyantes qui n’apportent rien de particulier au récit, j’ai beaucoup apprécié ce double point de vue : toute mature qu’elle soit, Sadie n’a assurément pas le même regard qu’un adulte, et les propos de West viennent parfois modérer – voir contredire – ce que pense la jeune fille. D’un côté, nous avons donc Sadie, dont le cœur est obscurci par un chagrin bien plus gros qu’elle, par une colère qui enfle progressivement, bref, qui est poussée par ses émotions. De l’autre, nous avons West, regard extérieur, qui découvre toute cette affaire avec un œil neuf, et qui nous présente donc des faits presque objectifs – presque, car qui dans ce monde peut se vanter d’être parfaitement objectif quand il parle ou écrit quelque chose ?

Je dois bien l’admettre : j’ai eu énormément de mal à me plonger dans cette histoire, atrocement longue à se mettre en place. L’exposition s’éternise, on se demande quand l’action va réellement se lancer. J’ai eu du mal à m’attacher à Sadie – qui est parfois attendrissante, parfois franchement insupportable –, j’ai eu du mal à accrocher avec le format « podcast » des chapitres dédiés à West – c’était une bonne idée, mais ça ne l’a pas fait avec moi, je trouvais ça vraiment pas naturel de lire ce que j’aurai du entendre. Je lisais donc un chapitre, je reposais le livre, je le reprenais, je lisais sans conviction un nouveau chapitre, puis faisais une pause … Et puis, soudainement, un soir, au moment d’aller me coucher, sans crier gare, c’est arrivé : je n’arrivais plus à m’arrêter. Il fallait que je sache. Si Sadie allait atteindre son morbide objectif. Si West allait arriver à temps pour empêcher un nouveau désastre. Ce n’est à mes yeux pas un vrai page-turner, mais c’est un bon roman à suspense qui nous donne envie d’avancer, et surtout, d’aller jusqu’au bout. Même si c’est dur. 

Car je ne vais pas vous mentir : c’est dur. On parle tout de même d’une jeune fille d’une vingtaine d’années qui projette de tuer quelqu’un pour venger sa sœur. On parle tout de même d’un homme qui a tué une adolescente de treize ans, et qui gardent des « trophées » portant le prénom de toutes les petites filles qu’il a abusé. C’est un livre atroce, et cela d’autant plus qu’on sait pertinemment que la mention « inspiré de faits réels » aurait toute sa place sur la quatrième de couverture. D’autres blogueurs l’ont déjà mis en évidence : dans ce livre, rien n’est clairement raconté, tout est sous-entendu, suggéré, évoqué à demi-mot. L’autrice dit sans le dire, mais le lecteur comprend bien ce qu’elle veut transmettre. Et d’une certaine façon, cela ne rend cette réalité que plus terrible encore : on le sait, les victimes peinent à parler de ce qu’elles ont vécues, peine à mettre des mots sur leur douleur. Ce livre l’exprime vraiment bien, je trouve. Par cette retenue même, par ce silence, par ces révélations implicites. Parfois, le plus important réside dans ce que l’on ne dit pas … Et c’est bien pour cela que cette fin est à la fois frustrante et évidente : après un livre de non-dits, cela semble tout naturel que Courtney Summers laisse une fin suspendue.

En bref, vous l’aurez bien compris, mon avis est clairement mitigé sur cette lecture. Objectivement, j’ai tendance à admettre que c’est un bon livre, avec juste assez de suspense pour donner envie de poursuivre sans pour autant banaliser la situation de la jeune Sadie. Le format « retranscription de podcast » est intéressant, et les chapitres de Sadie sont prenants et émouvants. Mais voilà, ça ne l’a pas fait chez moi : déjà parce que la thématique abordée me rend incroyablement mal à l’aise, et ensuite parce que je n’ai pas réussi à me plonger rapidement dans le récit. C’est vraiment une histoire qui, pour être bouleversante, nécessite que le lecteur parvienne à s’y plonger corps et âme, comme s’il était Sadie, comme si Sadie était le lecteur. Sadie, ce pourrait être n’importe quelle jeune fille, n’importe quel jeune homme, n’importe quel enfant négligé et abusé. Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là, mais ce n’est pas non plus un livre excellent …

Ce livre a été lu dans le cadre du Tournoi des 3 Sorciers
(plus d’explications sur cet article)